Consultant en achat public / Fondateur de ST agency - Intervenant dans le Master 2 Droit des Achats Publics de l'université Paris-Saclay
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Expert en achat et consultant secteur santé.
Sébastien Taupiac est ingénieur biomédical, expert en technologies de la santé et en achat public, avec près de 25 ans d’expérience. Après avoir occupé divers postes à responsabilité à l’Ugap pendant vingt ans, il a été Directeur du développement chez Verso Healthcare et Directeur de la communication chez e-Attestations. En 2024, il fonde ST Agency, une agence de conseil en achat public, où il travaille désormais comme consultant indépendant.
Son expertise couvre l’ensemble des enjeux de l’achat public, de la réglementation à la gestion des équipes, avec des compétences reconnues en marketing, communication et relations publiques. Il est également intervenant à l’Université Paris-Saclay, administrateur à lʼAPASP, et formateur pour achatpublic.com.
Auteur du guide Optimiser vos achats publicsaux éditions WEKA, il publie régulièrement des articles sur des thèmes liés à la commande publique, la cybersécurité et la souveraineté européenne.
Publications récentes
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Fiche pratique
Rédiger un communiqué de presse dans l'achat public
Les atouts d'un communiqué de presse dans l'achat public sont nombreux. Visibilité accrue : Un communiqué de presse bien rédigé et diffusé dans des canaux appropriés permet de toucher une large audience, incluant les fournisseurs potentiels et les parties prenantes intéressées par l'achat public. Transparence et crédibilité : La publication d'un communiqué de presse montre un engagement envers la transparence dans le processus d'achat public, ce qui renforce la crédibilité de l'organisme public et réduit les suspicions de favoritisme ou de corruption. Attraction de fournisseurs compétents : En rendant publiques les opportunités d'achat, un communiqué de presse attire un éventail plus large de fournisseurs compétents et qualifiés, augmentant ainsi la concurrence et les chances d'obtenir de meilleures offres. Engagement des parties prenantes : Les communiqués de presse permettent d'informer et de tenir engagées les parties prenantes internes et externes sur les décisions et les actions de l'organisme en matière d'achats publics. Gestion de la réputation : Un communiqué de presse positif peut améliorer l'image de l'organisme public en mettant en avant des initiatives réussies ou des projets d'achat innovants, renforçant ainsi sa réputation auprès du public et des partenaires. Sa performance est étroitement liée au respect d’un certain nombre de fondamentaux et à l’intégration des spécificités liées à l’achat public.
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Fiche pratique
Maîtriser la communication externe
Si communiquer en interne est important, communiquer vis-à-vis de l’externe est essentiel mais beaucoup plus complexe et risqué, tant l’achat public est porté par des enjeux à la fois juridiques, économiques et politiques. La réputation et la notoriété sont des éléments clés pour l’établissement public. Les établissements publics sont de plus en plus exposés à des enjeux liés à leur efficience, leur disponibilité, leur attractivité mais également à leur réputation. Des éléments majeurs tels que la crise sanitaire ou encore le développement de la cybercriminalité renforcent l’obligation qui leur est désormais faite de piloter et déployer une véritable stratégie en matière de communication externe. Au sein de ces établissements, les directions des achats se retrouvent également en première ligne au regard des enjeux croissants tant économiques que politiques. Au-delà et dans un contexte croissant de médiatisation « instantanée », les établissements publics se doivent de maîtriser l’ensemble des outils de communication, y compris les réseaux sociaux.
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Fiche pratique
Maîtriser la communication interne
L’achat public connaît une profonde et rapide mutation marquée par une évolution des pratiques bien plus importante que celle du droit. Les crises géopolitiques et économiques, les impacts de la crise sanitaire ou encore l’avènement de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle bouleversent les fondamentaux et les pratiques. Les élections européennes du 9 juin 2024 et les élections législatives en France auront des impacts historiques sur une commande publique de plus de 2200 milliards d’euros en France (375 milliards d’euros en France) Ces évolutions touchent : au métier et aux organisations (professionnalisation et mutualisation) ; au positionnement plus marqué du « politique » (protection de l’environnement, insertion sociale, innovation, achat local) ; au contexte économique (évolution vers des modèles liés davantage aux usages et approche en coût global, servicisation de l’économie, contraintes budgétaires, approche en coût global) ; au contexte mondial (lieu de production, enjeux de souveraineté, retour d’un certain protectionnisme) exacerbé par la crise sanitaire apparue en 2020. De manière traditionnelle, le secteur privé, dans ces périodes de mutation complexe et rapide, déploie des dispositifs de communication interne avancés. Le secteur public se voit « contraint » de s’engager dans cette voie et, en premier lieu, l’achat public. Les acheteurs publics et plus encore les directions des achats sont ainsi amenés à : mettre en place et déployer des processus, outils et indicateurs performants en interne ; créer et pérenniser une dynamique d’équipe indispensable aussi bien pour la productivité que pour la stabilité de l’organisation ; assurer une gestion des ressources humaines pertinente, notamment par l’établissement d’un fort sentiment d’appartenance, qui plus est depuis le déploiement du télétravail, la perte d’attractivité du secteur public et la forte mobilité professionnelle des jeunes générations ; positionner la direction des achats au cœur de la stratégie de l’établissement. La mise en place d’une communication interne structurée et efficiente est requise et repose sur les principes fondamentaux détaillés ci-après. Cette communication ne peut se limiter comme elle l’est souvent par son seul aspect réglementaire/juridique.
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Fiche pratique
Adopter une politique d’achat socialement responsable
Le progrès social constitue un des piliers fondamentaux de l’efficience de la commande publique au côté de ceux du développement écologiquement soutenable et de l’efficacité économique. C’est ce qu’on nomme le développement durable. Il représente aujourd’hui un enjeu, de plus en plus important, que les acheteurs publics se doivent d’intégrer dans leurs objectifs de performance. C’est pourquoi une direction des achats doit se donner les moyens de : Connaître la problématique de l’insertion sociale et de l’enjeu qu’elle représente pour la commande publique. Maîtriser les différents leviers, prévus par le Code de la commande publique, pouvant être utilisés pour promouvoir une politique d’achat socialement responsable. Savoir optimiser la mise en œuvre de clauses d’insertion sociale dans les marchés. En 2022, selon l’Observatoire économique de la commande publique (OECP), seulement 22,3 % des marchés publics (en nombre) et 31,7 % en volume comprenaient une clause sociale. Plus précisément, 12,4 % des marchés (en nombre) des collectivités comprenaient une telle clause tandis que 13,2 % des marchés (en nombre) de l’État et des hôpitaux en faisaient mention. Il convient de noter que le Plan national des achats durables pour la période 2022-2025 fixe comme objectif que d’ici 2025, 30 % des contrats de la commande publique notifiés au cours de l’année comprennent au moins une considération sociale. Au regard des données 2022 de l’OECP, tous les acheteurs publics n’ont pas encore intégré une politique d’achat socialement responsable. Aussi, afin d’augmenter ces résultats et atteindre le nouvel objectif du PNAD 2022-2025, la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite, « loi climat et résilience », a créé un nouvel article L. 2112-2-1-1 du Code de la commande publique qui impose, pour les marchés supérieurs aux seuils communautaires, l’intégration de clauses d’exécution « prenant en compte des considérations relatives au domaine social ou à l’emploi, notamment en faveur des personnes défavorisées », disposition qui entrera en vigueur à une date fixée par décret et au plus tard le 22 août 2026.
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Fiche pratique
Définir les moyens nécessaires au bon fonctionnement d’une direction des achats
Les crises qu’elles soient sanitaire, économique, politique démontrent en général l’importance cruciale de la direction des achats, plus particulièrement dans sa capacité à assurer la sécurité d’approvisionnement gage de la disponibilité et efficience des services publics. Cet enjeu essentiel doit également s’apprécier dans un contexte d’optimisation de la dépense publique (amenée à se renforcer !) et dans celui du poids politique de la commande publique (emploi local, insertion sociale, environnement, développement économique, souveraineté, etc.). Des questions se posent tant en termes de positionnement hiérarchique, de ressources, d’organisation que de stratégie. La direction des achats se doit donc d’intervenir sur trois missions clés : assurer la sécurisation des achats tant d'un point de vue juridique, réglementaire et contractuel que du point de vue de la sécurité d’approvisionnement ; assurer la parfaite adéquation de l’offre à la demande notamment par un travail approfondi avec les prescripteurs, garant d’une efficience des missions publiques exercées par la structure concernée ; assurer la performance économique de ses actes en générant des économies directes et indirectes au travers d’une approche désormais en coût complet. Ces économies sont d’ailleurs à approcher alors tant pour la structure que pour l’ensemble de l’économie (ex. : performance environnementale ou insertion sociale). Ces trois missions ne sont pas ici présentées par ordre de priorité. Chaque entité d’achat doit pondérer celles-ci en fonction notamment de la typologie d’achat concernée. Cette fiche thématique vise donc au regard de ce contexte à : déterminer les compétences et les moyens essentiels au regard de l’organisation de la direction des achats ; anticiper son évolution ; prévoir les moyens (humains, techniques, etc.) accompagnant la mise en place de la direction des achats ; définir les principes de montée en compétences au regard de la maturité de la direction des achats et de l’évolution de l’environnement achat.
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Fiche pratique
Choisir un mode d’organisation de la fonction achat adapté
La fonction achat dans un établissement public est essentielle, elle permet de gérer l'acquisition de biens et de services nécessaires au fonctionnement de l'organisation. Les éléments clés liés à cette fonction sont les suivants : respect indiscutable et sans concession de la réglementation ; mise en place d’une cartographie achat et d’une cartographie des risques associée ; mise en œuvre des procédures les plus adaptées aux objectifs de performance ; implication croissante dans l’exécution des contrats afin de s’assurer du respect des engagements en termes de qualité, de délais et de coûts ; engagement dans un processus d’audits internes et externes ; gestion des emplois et carrières des collaborateurs achats (formation, développement des compétences, attractivité…) ; optimisation des coûts et des ressources ; prise en compte des impacts politiques (environnement, social, développement économique, soutien aux TPE-PME, innovation…) ; identification et déploiement des indicateurs clés de performance achat d’un point de vue économique (coût global) mais aussi d’un point de vue politique (empreinte économique, environnementale, sociale ou encore industrielle). La fonction achat doit exister dans toute organisation publique et ce quels que soient sa taille, son positionnement sectoriel, ses missions, ses objectifs, ses contraintes … Elle doit être définie, identifiée, structurée en fonction des paramètres suivants : la dimension du pouvoir adjudicateur ; le contenu et les spécificités du portefeuille achat (au sein de l'établissement public concerné) ; la politique achat poursuivie notamment, en matière de politiques publiques ; la ou les implantations territoriales de l’établissement public. Au-delà de ces spécificités, il existe trois fondamentaux à mettre en œuvre : la centralisation des achats (produits, services, travaux) ; l’externalisation de certaines familles d’achat (nécessitant toutefois un pilotage important) ; l’exploitation au mieux de ses compétences internes.
