Les 15 et 22 mars 2026, « les élections seront municipales ET également intercommunales », rappelle avec force Intercommunalités de France. À deux mois jour pour jour du premier tour du scrutin, l’association d’élus a dévoilé une campagne de communication grand public pour sensibiliser les Françai(se)s sur son fonctionnement et les grands enjeux liés au couple commune-intercommunalité. Avec pour slogan : « Municipales + Intercommunales. Les 15 et 22 mars, les élections comptent double ! ».
L’intercommunalité encore méconnue
Le même jour, Intercommunalités de France a présenté les résultats d’un sondage réalisé par l’IFOP démontrant le besoin d’information sur le sujet. En effet, moins d’un tiers (31 %) des Français seulement savent qu’ils éliront simultanément les élus de leur intercommunalité et le conseil municipal. « Enjeu du scrutin souvent peu visible », l’intercommunalité (communautés de communes, agglomérations, métropoles) porte pourtant des compétences centrales dans la vie quotidienne des Français, insiste l’association. Une meilleure information de nos concitoyens sur le sens de leur vote et sur le rôle de l’intercommunalité constitue donc « un impératif démocratique », estime Intercommunalités de France, qui la conduit à porter une grande campagne sur le sujet.
Une grande campagne d’information
« Pour informer et sensibiliser sur cette réalité démocratique », Intercommunalités de France a élaboré une grande campagne de communication digitale. Au programme : des vidéos informatives destinées au plus grand monde – un spot de 20 secondes, une vidéo informative sur les élections et une sur l’intercommunalité -, un document informatif de 16 pages, des visuels pour les réseaux sociaux. Ces contenus ont vocation à être largement relayés par les intercommunalités, soutient l’association d’élus. Ce dispositif s’accompagnera de « deux partenariats majeurs pour sensibiliser les jeunes Français », annonce Intercommunalités de France : avec Jamy Gourmaud (Les Épicurieux) et Brut, via une interview du constitutionnaliste Benjamin Morel.
Parmi les enseignements du sondage réalisé par l’IFOP, les Français souhaitent davantage de visibilité et de démocratisation du volet intercommunal des élections. En effet, près de neuf sur dix (88 %) d’entre eux estiment que les prétendants à la fonction de président(e) de l’intercommunalité devraient se déclarer dès la campagne électorale. Et presque autant (85 %) souhaitent que le suffrage universel direct des conseillers intercommunaux par fléchage soit étendu aux communes de moins de 1 000 habitants. Autre enseignement : près d’un Français sur deux (45 %) souhaite qu’après les élections, la politique de leur intercommunalité repose sur des compromis entre toutes les tendances politiques, plutôt qu’elle suive la ligne imposée par une ligne idéologique majoritaire (31 %). « Signe d’une culture politique locale tournée vers le consensus, cette volonté est plus marquée dans les petites intercommunalités, comme les communautés de communes (47 %) », commente Intercommunalités de France.
