La ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, et la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, ont présenté, le 30 janvier 2026, la stratégie nationale Sport et Handicap 2030. Annoncée lors de la Conférence permanente du parasport, celle-ci s’inscrit dans la dynamique de la précédente stratégie 2020-2024 en poursuivant ses actions concrètes pour rendre le sport accessible à toutes et tous.
La nouvelle stratégie a pour ambition de « donner envie de pratiquer, rendre accessible la pratique, les lieux et les événements sportifs dans une dynamique collective ». La stratégie Sport et Handicap 2030 place les personnes en situation de handicap au centre de l’action et vise à aménager leur environnement pour le rendre plus inclusif. L’accompagnement et la formation des acteurs du parasport s’avèrent indispensables pour atteindre cet objectif.
Issue d’une large consultation des acteurs du parasport et des personnes en situation de handicap, et s’appuyant sur le bilan de la première stratégie, la nouvelle stratégie nationale s’articule autour de cinq objectifs structurants déclinés en dix actions opérationnelles.
Donner l’envie de pratiquer
Il s’agit, à la fois, d’informer les personnes en situation de handicap sur les bienfaits de la pratique et sur l’offre de pratique para-accueillante, et de soutenir l’événementiel comme vitrine du parasport.
Rendre accessibles la pratique sportive, les lieux de pratique et les événements sportifs
Pour permettre aux personnes en situation de handicap de pratiquer une activité physique et sportive partout et dans de bonnes conditions, la stratégie 2030 entend agir, simultanément, sur l’accessibilité des pratiques, des infrastructures et des événements. L’objectif est de « garantir un parcours sportif fluide, sécurisé et inclusif. »
Accompagner et former les acteurs du parasport
Le développement du parasport repose sur la montée en compétence de l’ensemble des acteurs de terrain. L’objectif du gouvernement est donc d’accompagner les acteurs du champ sportif, mais aussi ceux du champ de l’éducation et ceux du champ du handicap, du médico-social et du sport-santé. La stratégie vise à outiller, former et accompagner durablement tant les professionnels que les bénévoles.
Renforcer l’observation du parasport
Au programme : observer et évaluer les actions pour mieux piloter les politiques publiques, à partir de données fiables et pérennes.
Territorialiser la stratégie nationale Sport et Handicap
La réussite de la stratégie nationale Sport et Handicap 2030 implique « une gouvernance claire et un déploiement au plus près des besoins des personnes en situation de handicap et des acteurs locaux », assurent les deux ministres. Le gouvernement va donc s’appuyer sur son réseau de référents « sport et handicaps » au sein des services déconcentrés pour assurer une mise en œuvre coordonnée et adaptée aux réalités territoriales.
- À l’échelle régionale
Pilotées par les Délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES), en lien avec les services de l’État, le Comité paralympique et sportif français (CPSF) et les collectivités locales, les stratégies régionales Sport et Handicap déclineront la stratégie nationale en tenant compte des spécificités territoriales et des leviers régionaux (emploi, formation, filières du parasport).
- À l’échelle départementale
La mise en place d’instances de gouvernance du parasport doit fédérer les acteurs locaux (collectivités, mouvement sportif, MDPH, associations, structures médico-sociales) afin de coordonner l’action publique et développer une offre sportive inclusive de proximité.
« Le sport est un levier d’émancipation et de santé primordial pour tous et toutes. C’est aussi un droit réel et universel pour les personnes en situation de handicap », rappellent Charlotte Parmentier-Lecocq et Marina Ferrari. C’est par la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur (professionnels du mouvement sportif, du médico-social, de l’école, des collectivités) que « l’atteinte de cet objectif devient possible », concluent les deux ministres.
