Violence à l’École : Parents, « nous comptons aussi sur vous », leur écrit le ministre de l’Éducation

Publié aujourd'hui à 8h15 - par

« Face au fléau de la violence et du harcèlement, nous  avons aussi besoin de votre implication personnelle en tant que parent » : le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a appelé, jeudi 12 février 2026, les parents à un « sursaut collectif » pour préserver l’École.

Violence à l'École : Parents, "nous comptons aussi sur vous", leur écrit le ministre de l'Éducation
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Face au fléau de la violence à l’école, les parents doivent s’impliquer

« L’École fait beaucoup mais elle ne peut pas tout », a écrit le ministre dans une lettre inédite destinée à l’ensemble des parents d’élèves visant à renforcer leur implication dans la prévention, la détection et la lutte contre la violence sous toutes ses formes.

« Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs actes violents d’une particulière gravité », a-t-il rappelé, mentionnant le drame de Sanary-sur-Mer où une professeure, toujours dans un état critique, a été poignardée par un élève de 14 ans lors d’une pause en classe.

« La situation me semble appeler à un sursaut collectif », a-t-il ajouté. « Nous savons tous que les comportements violents de certains jeunes ont des causes multiples. (…) Nous détenons tous une partie de la solution pour les éviter et protéger nos enfants ».

« Cette mobilisation doit porter sur tout le spectre de la violence », a-t-il détaillé, rejetant « banalisation de l’insulte », « violences physiques » ou « port d’armes blanches ».

« Un enfant n’a pas à être violent, il en va de même de ses parents », a-t-il ajouté précisant que ces « exigences relèvent de la loi qui garantit le respect dû aux personnes chargées d’une mission de service public d’éducation ».

« Nous avons donc besoin de vous : besoin que vous parliez  (…) régulièrement avec vos enfants pour leur rappeler et leur faire respecter ces règles élémentaires. (…) Besoin de votre vigilance pour nous signaler tout fait de harcèlement ou de violence. (…) Besoin que par votre exemple vous leur appreniez à voir dans l’École et dans ses personnels une chance unique ».

Manque de moyens

La rédaction de cette lettre, une initiative inédite, suscite un accueil favorable des organisations syndicales.

«  C’est la première fois qu’on a un ministre qui appelle un petit peu à la responsabilité collective  », salue auprès de l’AFP Élisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa.

« La démarche et le fond sont plutôt positifs (…) Cela permet de rappeler que l’école ne  peut pas tout faire », abonde la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay. « Mais il faudra aussi des changements concrets sur le  suivi des élèves, une lettre ne pourra pas suffire », prévient la responsable syndicale.

« C’est un levier parmi les autres à activer », souligne Mme Allain-Moreno, mentionnant notamment les moyens humains en vie scolaire et dans les services médico-sociaux, qu’elle juge « très, très en-dessous des besoins ».

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