Intercommunalités : les femmes faiblement représentées à la tête des exécutifs

Publié aujourd'hui à 17h40 - par

Seules 14,6 % des intercommunalités sont dirigées par une femme en 2026, un taux en hausse de trois points par rapport à 2020 mais en deçà des attentes liées à la réforme du mode de scrutin dans les petites communes, selon une étude publiée mercredi 6 mai 2026.

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Un bilan statistique contrasté de la parité au sein des exécutifs

Les bons élèves de la féminisation, où plus d’une présidence sur cinq est assurée par une femme, sont la Normandie (27,5 %) et la Bretagne (20 %).

À l’inverse, en Corse (5,3 %) et dans le Grand Est (8,7 %), moins d’un président sur dix est une présidente, selon l’association Intercommunalités de France.

« La carte des femmes présidentes d’intercommunalité évolue sous forme d’agrégats rapprochés, pouvant laisser penser à un phénomène d’observation du voisin dans la légitimation de la place des femmes à la tête des exécutifs intercommunaux », relève l’étude.

Parmi les principaux freins de cette féminisation, la faible part de femmes maires (23 % contre 20 % en 2020) alors que le scrutin de liste paritaire a été étendu pour la première fois aux communes de moins de 1 000 habitants.

« Mécaniquement, le progrès à la tête des intercommunalités n’a pas pu être à la hauteur de ces attentes. En effet, la plupart des quelque 35 000 communes que compte le pays ne sont représentées que par un seul élu dans leur intercommunalité, donc un homme dans la plupart des cas », souligne l’étude, qui note toutefois que la féminisation est « plus rapide » que celle des maires.

Une recomposition des équilibres politiques territoriaux

Un enseignement notable du scrutin est la percée de l’extrême droite, qui préside désormais treize intercommunalités, contre quatre auparavant, dont la métropole de Nice et la communauté urbaine de Perpignan.

La France insoumise préside quant à elle les intercommunalités de Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis, et la communauté d’agglomération de Creil, dans l’Oise.

La droite traditionnelle et le centre-droit conservent la première place en nombre de présidents, tandis que la gauche, principalement les socialistes, en préside nettement moins, devant le centre.

Une part non négligeable des présidents se déclarent « sans étiquette ou divers », notamment dans les intercommunalités les plus rurales.

Près de 54 % des présidents sortants ont été reconduits, un chiffre stable par rapport à 2020, et 87,2 % des présidents sont aussi maires.

À noter également que près de deux tiers (61 %) des présidents sont issus d’une autre commune que la ville-centre.

Les élus intercommunaux ont été élus en même temps que les élus municipaux, au suffrage universel direct dans les communes de plus de 1 000 habitants et sur le même bulletin de vote.

Dans les autres communes, il s’agit du maire, du premier adjoint et d’autres membres du conseil municipal en fonction du nombre de sièges dévolu à la commune.

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