La circulaire de rentrée 2026 détaille les priorités de la prochaine année scolaire 2026-2027

Publié aujourd'hui à 8h30 - par

Le ministre de l’Éducation nationale a adressé à tous les personnels de l’Éducation nationale la circulaire présentant les priorités pour l’année scolaire 2026-2027.

La circulaire de rentrée 2026 détaille les priorités de la prochaine année scolaire
© Par Florence Piot - stock.adobe.com

« À l’aune du rôle vital de notre institution pour la destinée de notre pays, je souhaite que l’année scolaire 2026-2027 soit centrée sur ce qui fait le cœur de notre mission : instruire et protéger. Quelle que soit votre fonction au sein de notre institution, vous contribuez à cette double mission », écrit le ministre de l’Éducation nationale, en introduction de la circulaire de rentrée 2026 (Bulletin officiel n° 19 du 7 mai 2026). Adressé le 6 mai 2026 à tous les personnels de l’Éducation nationale, ce texte détaille les priorités pour l’année scolaire 2026-2027.

« La rentrée 2026 ne sera pas celle de nouvelles réformes structurelles, mais verra la consolidation des réformes engagées, notamment celle de la formation initiale des enseignants », poursuit Édouard Geffray. L’action pédagogique « doit être principalement concentrée sur la maîtrise de ces deux conventions sociales “premières” qui rendent possibles toutes les autres : le langage et le raisonnement scientifique », affirme-t-il.

L’acquisition du langage

L’acquisition du langage, c’est-à-dire de la capacité croissante à élaborer une pensée complexe, constitue le premier objectif pédagogique, dans toutes les disciplines. « Cela signifie que, dès l’école maternelle de manière adaptée puis tout au long de la scolarité élémentaire, je vous demande de travailler prioritairement la lecture, l’écriture et la diversification du champ lexical », précise le ministre.

  • Dans le premier degré, il prône « un travail exigeant et assidu sur le geste graphique et la diversification massive et systématique du vocabulaire, ainsi que par la pratique de l’écrit complet, dans tous les domaines. » Il ne s’agit pas seulement de la traditionnelle dictée, mais également de cultiver la pratique de l’écriture d’invention, autour de textes d’une longueur modeste mais croissante, sur la base d’énoncés précis, explique la circulaire ministérielle. Les « textes à trous » sont à proscrire, sauf besoins particuliers, au profit du geste scripteur et de la rédaction de phrases complètes, qui améliorent la mémorisation et permettent à l’élève de développer une pensée complexe, poursuit le texte.
  • Dans le second degré, la même exigence autour de la pratique de l’écrit, de l’expression, de la poursuite de l’acquisition du vocabulaire et de la lecture doit traverser l’ensemble des disciplines. « L’objectif est clair : la maîtrise du langage conditionne la compréhension du monde, la sérénité du rapport à l’autre et l’autonomie de la pensée », résume Édouard Geffray.

L’acquisition et le développement du raisonnement scientifique

La seconde priorité pédagogique porte sur l’acquisition et le développement du raisonnement scientifique, singulièrement en mathématiques. « Le progrès intellectuel et humain, véritable moteur de notre École, est indissociable de la démarche scientifique et du doute raisonnable. Observer, émettre des hypothèses, faire une expérience, analyser les résultats et en tirer des conclusions objectives et rationnelles : telles sont les étapes de toute démarche scientifique que nous devons transmettre à nos élèves pour leur permettre de comprendre le monde de demain et de s’y adapter. La promotion des sciences passe donc par un apprentissage méthodique et rigoureux », peut-on lire dans la circulaire.

  • Dans le premier degré, l’acquisition des automatismes en mathématiques et la résolution de problèmes sont la priorité absolue.
  • Ces apprentissages doivent trouver un prolongement dans les autres champs scientifiques et technologiques, dès le premier degré, dont la polyvalence est essentielle, et dans le second degré.

La priorité mise sur le raisonnement scientifique implique également un travail accru sur la réduction des inégalités entre filles et garçons en la matière, préconise vivement la circulaire.

L’amélioration du climat scolaire

Ces deux priorités pédagogiques doivent venir « nourrir une nécessité éducative : celle de l’amélioration du climat scolaire, trop souvent réduit à sa seule dimension pathogène, et de la protection de nos élèves. » Au sein de la communauté éducative, dont chaque membre contribue à améliorer le climat scolaire, le rôle des personnels de vie scolaire, comme des personnels sociaux et de santé, s’avère déterminant pour assurer un climat scolaire serein et mieux répondre aux enjeux de santé physique et mentale, rappelle Édouard Geffray. L’interdiction de l’utilisation du téléphone portable au lycée doit participer à cette tranquillité, comme l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, actuellement en débat au Parlement. « Pour la première fois, à compter de cette rentrée, nos élèves devraient effectuer une scolarité complète sans téléphone », insiste le ministre de l’Éducation nationale.

Au-delà de ces mesures, il entend réaffirmer l’autorité de l’école comme institution. Cela passe d’abord par le respect par tous des principes et valeurs de la République, notamment du principe de laïcité qui garantit la liberté de conscience, et du principe de neutralité du service public de l’enseignement. Cela implique également le nécessaire retour à une forme de civilité trop souvent remise en cause par le comportement de certains élèves et parfois même de certains parents, ajoute Édouard Geffray.

La poursuite des efforts sur la formation

La rentrée 2026 verra la poursuite des efforts engagés sur la formation, notamment en faveur des formations à l’initiative des équipes locales, l’accompagnement et la reconnaissance de l’engagement des personnels. « Je souhaite également que la prochaine année scolaire soit l’occasion d’améliorer et d’humaniser les procédures de gestion des ressources humaines », complète le ministre de l’Éducation nationale. Au programme : amélioration de l’accueil des nouveaux collègues, notamment les jeunes lauréats de concours, appui systématique en cas de difficulté, déclenchement sans délai de la protection fonctionnelle.

« L’Éducation nationale n’est pas une somme d’individus anonymes : elle constitue une communauté professionnelle complète, des services des circonscriptions, des directions départementales, des rectorats et de l’administration centrale à l’entièreté des équipes des écoles et établissements, unie par la plus noble des missions », est convaincu le ministre.


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