Les services d’aide à domicile appellent à l’aide

Aide à domicile

Les fédérations de l’aide à domicile attendent toujours des mesures en faveur de leurs services et de leurs salariés.

L’annonce, fin juin par le gouvernement, de la baisse des charges sur l’emploi direct, à hauteur de 300 millions d’euros, passe mal auprès des fédérations de l’aide à domicile (Adessadomicile, ADMR, FNAAFP/CSF, UNA). Selon elles, cette mesure « n’arrive pas à dissimuler les renoncements des pouvoirs publics vis-à-vis de l’aide à domicile pour les plus fragiles ». En effet, aucune mesure n’est programmée pour les services d’aide à domicile et leurs 220 000 salariés, déplorent les quatre fédérations.

Les fédérations des services d’aide à domicile espèrent, avec les pouvoirs publics, que la lutte contre le travail dissimulé portera un jour vraiment ses fruits. « Baisser les charges de l’emploi direct aidera sûrement un peu. Nous l’espérons ». En revanche, « ignorer la branche de l’aide à domicile illustre le manque d’ambition et de réalisme des pouvoirs publics, dénoncent Adessadomicile, l’ADMR, la FNAAFP/CSF et UNA. Face à une société qui sera de plus en plus confrontée à la prise en charge de la perte d’autonomie, le gouvernement ne semble pas vouloir prendre les mesures de fond minimum ».

La loi d’adaptation de la société au vieillissement, récemment présentée en Conseil des ministres, comporte « des dispositions intéressantes, mais les moyens envisagés pour sa mise en œuvre sont particulièrement insuffisants ». Par ailleurs, elle n’est toujours pas inscrite « au calendrier parlementaire et les quatre fédérations craignent qu’elle ne soit pas examinée par le Parlement » avant, au mieux, début 2015.

L’aide à domicile constitue un des piliers de la prise en charge des personnes les plus fragiles, rappellent les fédérations. « L’attentisme des pouvoirs publics met ainsi en grande difficulté un pan entier de la solidarité nationale ».

Les services de l’aide à domicile associative ne bénéficieront pas du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), qui profitera au seul secteur lucratif. Les fédérations réclament donc « la mise en place d’un dispositif comparable pour les associations ». Jusqu’à présent, le gouvernement est resté sourd à leur demande.

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