Limoges vise une gestion circulaire de ses espaces verts

Développement durable

La cité de la Haute-Vienne (87) a fait du végétal une priorité. La gestion vertueuse des ressources et des espaces naturels urbains pourrait être le premier pas vers un objectif plus ambitieux : rendre la ville plus résiliente.

« L’économie circulaire, c’est une mentalité et nous l’avons, ici, à Limoges », annonce d’emblée le directeur des espaces verts, Laurent Bray, à la tête d’un service qui ne compte pas moins de 200 agents et gère quelque 1 500 hectares d’espaces naturels publics. L’homme fait référence notamment aux réflexions menées pour la valorisation des troncs d’arbres abattus qui, prochainement, pourraient servir de mobiliers urbains. Il cite également la politique de réduction de la production de déchets menée au sein de son service.

Ainsi, les Palbox, ces caisses de bois servant au transport des végétaux sont systématiquement réemployées. Les feuilles collectées sont désormais réutilisées pour le paillage des massifs « ce qui empêche dans le même temps les mauvaises herbes de pousser ». Et Laurent Bray d’expliquer les nombreuses actions entreprises par son service pour une gestion plus vertueuse des ressources et des espaces. « Nous pratiquons depuis de nombreuses années la gestion différenciée de nos espaces verts et naturels. Cela signifie moins de tontes et aussi moins de déchets », précise le directeur. Quant aux plantes utilisées pour le fleurissement, elles sont récupérées pour une partie d’entre elles, remises en culture, puis réutilisées.

Sa grande fierté, c’est l’obtention par Limoges, en 2017, du label végétal local, qui garantit pour les plantes leur provenance locale, ainsi que la conservation de la ressource dans le milieu naturel. « Nous n’utilisons que des plantes issues de notre région et adaptées à notre climat. Un bon moyen de limiter les intrants végétaux, donc moins de risques de laisser entrer des espèces exotiques envahissantes », ajoute-t-il. Son leitmotiv, « la bonne plante au bon endroit » et, surtout, la volonté d’implanter des espèces adaptées à l’évolution climatique future, conscient que les conditions de sécheresse pourraient se multiplier.

Trois arrêtés prohibitifs ont été pris par la préfecture sur les quatre dernières années. Le service des espaces verts met tout en œuvre pour limiter son impact environnemental et, petit à petit, mettre en pratique l’économie circulaire. Une action qui touche aussi d’autres services. En effet, les nombreuses pièces de céramiques défectueuses écartées de la vente par les manufactures de porcelaine sont réutilisées dans certains aménagements de la ville.

Espaces verts moteurs d’économie circulaire ?

Limoges a participé à la 7e enquête de l’Observatoire des villes vertes sur la façon dont les services espaces verts appréhendent l’économie circulaire dans le cadre de leur activité. Dans la pratique, les collectivités interrogées déclarent avoir mis en place différentes actions pour favoriser l’économie circulaire au premier rang desquelles l’implantation réfléchie des végétaux et la réduction des besoins en arrosage.

Blandine Klaas

Source : RCL

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