Un label bas-carbone pour dynamiser la lutte contre le changement climatique

Développement durable

Le gouvernement veut encourager les acteurs de la lutte contre le changement climatique, en développant le label bas-carbone.

Créé en 2018 par le ministère de la Transition écologique, avec la collaboration de nombreux partenaires, le label bas-carbone a pour objectif de contribuer à l’atteinte des objectifs climatiques de la France. Ce label vise à récompenser les acteurs de la lutte contre le changement climatique et permet d’inciter à la diminution des émissions de gaz à effet de serre nationales. Concrètement, des entreprises, des acteurs publics ou des collectivités locales peuvent financer des projets locaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration de CO2, avec des méthodologies fiables et reconnues qui font désormais référence.

À l’occasion d’un déplacement en Ardèche, jeudi 26 août 2021, la ministre a réaffirmé le rôle du label bas-carbone, notamment pour soutenir la restauration des forêts incendiées. Elle a annoncé un plan d’action pour développer le dispositif dans les 6 prochains mois. « Je lance un appel à toutes les entreprises qui souhaitent s’engager pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Elles peuvent financer des projets locaux de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et de séquestration de CO2, à travers le label bas carbone, un dispositif fiable et robuste reconnu par l’expertise du ministère de la Transition écologique », a déclaré Barbara Pompili. À compter de ce mois de septembre, la ministre part à la rencontre des entreprises pour recueillir un engagement à compenser 1 million de tonnes de CO2 équivalent, « soit le bilan carbone annuel de 100 000 Français ».

Aujourd’hui, les projets financés concernent principalement les secteurs suivants :

  • Le secteur forestier : boisement, reconstitution de forêts dégradées, transformation de taillis en futaies ;
  • Le secteur agricole : valorisation de pratiques vertueuses pour les élevages bovins et polyculture-élevage, plantation de haies et de vergers.

Actuellement, plus de 100 projets sont labellisés et près de 300 000 tonnes de CO2 ont ainsi pu être évitées grâce au label bas-carbone. Pour dynamiser davantage le dispositif, le ministère de la Transition écologique engage trois actions prioritaires. À savoir :

  • Renforcer l’exigence environnementale des méthodes approuvées pour améliorer la qualité des projets labellisés. Par exemple, exiger que les haies plantées le soient avec des espèces favorables à la biodiversité.
  • Mobiliser un maximum de financement d’ici la fin de l’année 2021 auprès d’entreprises volontaires pour constituer un fonds d’amorçage d’1 million de tonnes de CO2 évitées (soit environ 30 millions d’euros).
  • Élargir le nombre de projets éligibles au label bas-carbone en validant quatre nouvelles méthodes :
    • Réduction d’émissions et stockage de carbone dans le domaine des grandes cultures ;
    • Amélioration de la qualité de l’alimentation des bovins laitiers, afin qu’ils émettent moins de méthane ;
    • Réductions d’émissions liées à la baisse d’utilisation d’intrants, notamment fertilisants et phytosanitaires ;
    • Utilisation des matériaux issus du réemploi, bas-carbone ou biosourcés, dans des projets de rénovation des bâtiments.

Par ailleurs, d’autres méthodes sont en cours de développement, y compris sur de nouveaux secteurs (transports, par exemple). Elles permettront d’élargir encore le champ d’intervention du label bas-carbone, espère la ministre de la Transition écologique.

Posté le par

Recommander cet article