En Auvergne-Rhône-Alpes : 7,5% d’enfants sans école publique dans leur commune selon l’Insee

Éducation

Près de 7,5 % des enfants de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’ont pas d’école publique dans leur commune, même si une partie bénéficie d’un regroupement d’écoles intercommunal, selon une étude de l’Insee présentée mardi 4 février 2020 à Chamalières (Puy-de-Dôme).

Au total, 66 440 enfants âgés de 3 à 11 ans n’ont pas d’école publique tous niveaux dans leur commune, et pour 40 600 d’entre eux – soit 4,6 % des enfants – cette absence est compensée par un regroupement pédagogique intercommunal dispersé (RPI).

Un RPI dispersé repose sur un accord entre plusieurs communes permettant de rassembler dans un même établissement plusieurs élèves d’un même niveau : par exemple maternelle, CP et CE1 dans une école, et les CE2, CM1 et CM2 dans une autre. On en compte 696 en Auvergne-Rhône-Alpes sur 6 243 écoles.

Au final, 25 840 enfants – 2,9 % des enfants – n’ont ni école publique ni RPI dans leur commune.

La part des enfants ne disposant pas d’une école tous niveaux est plus importante dans l’Allier (22 %) et le Cantal (24 %) même s’ils bénéficient dans l’Allier de nombreux RPI (37 % des communes).

La part de ceux qui n’ont ni école ni RPI est plus élevée dans le Cantal (11,8 %), la Haute-Loire (9,7 %) et l’Ardèche (8,8 %).

Ces écoliers habitent « principalement dans la couronne éloignée des grandes agglomérations et dans le sillon alpin ». Les familles s’installant de plus en plus loin des villes, les communes qui les accueillent « n’ont pas forcément le temps ou les moyens de se doter d’une école ».

Sans surprise, ils vivent aussi dans des zones très peu denses, faiblement équipées en écoles : dans la région, 28 000 enfants habitent dans une commune très peu dense, soit 3,2 %.

Cette étude « confirme que l’école publique est le premier des services publics présents sur notre territoire », a souligné Olivier Dugrip, recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes.

« Il faut que tous les enfants puissent bénéficier des mêmes dispositifs : cela peut supposer que sur certains territoires, on accepte de ne plus avoir de classe dans un village, pour avoir un RPI dispersé qui offrira cette qualité de service d’enseignement », a-t-il ajouté.

Pour cette étude, l’Insee s’est basée sur le recensement de la population 2015 (effectué entre 2013 et 2017) et sur le réseau des établissements scolaires de la rentrée 2018.

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