Loi d’orientation : quid des créations de postes ?

Éducation

Aux côtés du projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, figure un rapport annexé précisant plusieurs éléments parmi lesquels ceux concernant la programmation des emplois pour le quinquennat en cours.

Comme François Hollande s’y était engagé pendant la campagne des élections présidentielles, 60 000 postes seront bien créés au cours de sa mandature. Ils se décomposent ainsi :

  • 54 000 emplois au ministère de l’Éducation nationale,
  • 5 000 au ministère de l’Enseignement supérieur,
  • et 1 000 au ministère de l’Agriculture.

Sur le plan qualitatif, ces créations devront servir les priorités politiques et éducatives du nouveau gouvernement.

La formation initiale des enseignants

Elle raflera à elle seule plus de la moitié des dotations de postes pour l’Éducation nationale. Ainsi 26 000 d’entre elles sont « consacrées au rétablissement d’une véritable formation initiale » pour les enseignants. Cela équivaut, dans un premier temps, au remplacement de tous les départs à la retraite cumulés des enseignants prévus d’ici 2017. Dans un second temps, cela correspond aux postes de stagiaires nécessaires pour créer des emplois.

S’y ajoutent 1 000 postes de formateurs en charge de la formation initiale et continue des enseignants au sein des ESPé, « en complément des moyens qui seront dégagés dans les universités ».

Les postes de titulaires

21 000 postes d’enseignants titulaires seront créés.

Le 1er degré bénéficiera de 14 000 postes (public et privé) répartis ainsi :

  • 3 000 pour le développement de l’accueil et de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ;
  • 7 000 pour le renforcement de l’encadrement pédagogique dans les zones difficiles, dispositif intitulé « Plus de maîtres que de classes » ;
  • 4 000 pour « l’amélioration de l’équité territoriale interacadémique » qui serviront notamment à renflouer le dispositif de remplacement.

Le 2nd degré obtiendra 7 000 postes (public et privé) répartis ainsi :

  • 4 000 pour les collèges en difficulté et lycées professionnels centrés sur la lutte contre le décrochage scolaire ;
  • 3 000 pour « l’amélioration de l’équité territoriale interacadémique » qui serviront notamment à renflouer le dispositif de remplacement.

Concernant les autres champs liés à la vie de l’élève, ce sont 6 000 postes qui sont prévus, relatifs à la fois à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, aux CPE et aux personnels administratifs, médico-sociaux et de vie scolaire.

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