Lyon adopte de justesse les rythmes scolaires assouplis

Éducation

Les conseils d’école de Lyon ont adopté vendredi à une très courte majorité la nouvelle organisation du temps scolaire proposée par la municipalité, le regroupement des activités périscolaires le vendredi après-midi ayant suscité de vifs débats.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« Sur 166 conseils d’école, 81 se sont exprimés favorablement par rapport à la proposition de la ville de Lyon, soit 50,9 %, et 78 se sont prononcés contre », a annoncé Anne Brugnera, l’adjointe chargée de l’Éducation, lors d’une conférence de presse. Six conseils d’école ont été considérés comme « neutres », ayant enregistré autant de votes pour que contre, et un dernier n’a pas participé au vote. Le résultat de la consultation a été transmis à la rectrice de l’académie, qui devrait donner son avis « dans le courant de la semaine prochaine ».

En septembre, si la proposition de la Ville est validée, les écoliers auront donc classe, comme auparavant, les lundi, mardi et jeudi, de 8H30 à 11H30, puis de 13H30 à 16H30. Ils auront en plus école le mercredi matin de 8H30 à 11H30 tandis que les trois heures de temps périscolaires seront regroupées le vendredi après-midi de 13H30 à 16H30. Organisation qui met à profit les assouplissements introduits par le décret Hamon. « Il s’agit là d’une majorité courte. Et les débats des conseils d’école ont montré des avis assez tranchés, souvent contradictoires et qui dépassaient fréquemment notre projet local », a estimé l’élue. La FCPE du Rhône avait notamment affirmé, à la mi-mai, son opposition à la nouvelle organisation du temps scolaire proposée à Lyon, qualifiée de « contre-sens éducatif, bien éloigné de l’esprit  de la réforme ». Des maires du département doivent se rassembler, samedi matin, devant le rectorat à Lyon pour réclamer le report d’un an de la réforme, voire son abrogation pure et simple.

À Lyon, la phase suivante sera celle du recrutement des animateurs, qui seront au total 1 600 et dont 50 % devront être titulaires d’un Bafa notamment, puis celle de la préinscription pour les parents le 17 juin, a indiqué Mme Brugnera. Le taux d’encadrement est de 1 pour 14 en maternelle et 1 pour 18 en élémentaire, pour un taux escompté de fréquentation de 60 % et de 75 % respectivement. Un peu plus de 37 000 élèves à Lyon sont concernés. En fonction du nombre d’enfants inscrits, il est prévu entre 90 et 100 accueils de loisirs dans les écoles lyonnaises, avec autant de directeurs à recruter. Les programmes seront établis à partir de jeux d’activités proposées par le milieu associatif et institutionnel de la ville, a poursuivi l’adjointe, précisant que « toutes les activités se feront dans l’école ou autour ». En fonction du quotient familial, le coût des activités du vendredi après-midi variera de 20 centimes à 2 euros de l’heure pour les parents. C’est « moins cher que dans d’autres villes qui sont trois fois plus chères », a fait valoir l’élue.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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