Rentrée scolaire 2021 : en Saône-et-Loire, le département « exige » des moyens constants

Éducation

Le conseil départemental de Saône-et-Loire a demandé à la direction académique de Dijon de ne pas réduire les moyens des établissements scolaires pour la rentrée de septembre, afin de ne pas ajouter aux incertitudes liées à la crise sanitaire.

« Actuellement en préparation, la carte scolaire 2021 fait déjà l’objet de remarques quant aux premières réflexions concernant d’éventuels retraits d’emplois, des fermetures de classes ou des baisses de dotations horaires », écrit l’exécutif départemental dans un communiqué de presse.

« Avec cette année déjà marquée par de nombreuses incertitudes du fait de la crise sanitaire, les familles ont plus que jamais besoin de stabilité », considère le président du département André Accary (DVD), qui demande « le gel des décisions pour la rentrée scolaire 2021-2022 ».

Avec les deux élus chargés des collèges, il a écrit à cette fin au directeur académique des services de l’Éducation nationale à Dijon, Fabien Ben, pour lui demander « le maintien de l’ensemble des moyens dévolus jusqu’alors aux établissements scolaires ». À défaut, ils exigent « un moratoire » sur les mesures envisagées pour la rentrée.

La préparation de la prochaine rentrée suscite des inquiétudes et des mécontentements dans d’autres départements, comme dans le Rhône où des appels à la grève ont été lancés par des syndicats dans des collèges et lycées de Vaulx-en-Velin et Villeurbanne.

Mardi 2 février 2021 à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s’est vu reprocher par le député PCF de Seine-Maritime Sébastien Jumel de préparer « une saignée » pour la prochaine rentrée.

« Le sentiment que nous avons partout dans nos territoires c’est que les inspections bâtonnent à la craie : classes fermées, dotations globales horaires supprimées dans le second degré », a dit le parlementaire.

« Comment pouvez-vous parler de saignée, je vais vous donner juste un chiffre : l’année prochaine, il y a 65 000 élèves en moins à l’école primaire, il y aura plus de 2 500 postes en plus. Nous allons battre le record du taux d’encadrement favorable à l’école primaire, donc parler de saignée a quelque chose d’indécent », a répondu le ministre.

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