Réussite éducative et éducation prioritaire

Éducation

Le Conseil national des villes, qui a rendu public un avis intitulé « Coopérer pour une égalité éducative territoriale » le 4 avril 2013, demande des moyens pérennes pour la réussite éducative et l’éducation prioritaire.

Il fait des préconisations en matière de réussite éducative et d’éducation prioritaire, à quelques semaines de la tenue de la Journée nationale de la Réussite éducative à la Sorbonne. Pour rappel, le Conseil national des villes (CNV), instance de concertation et de proposition, a pour objet de conseiller le gouvernement sur l’élaboration de la politique nationale des villes et du développement social urbain.

Les recommandations du CNV s’articulent autour de quatre axes :

  1. « agir avec et pour les parents au bénéfice des enfants »,
  2. « optimiser la mise en synergie de tous les acteurs de l’Éducation pour mieux travailler ensemble »,
  3. « reconnaître, valoriser et accompagner des métiers spécifiques »
  4. et « adapter les locaux et installer l’école, le collège, le lycée au cœur de la cité ».

Le CNV insiste sur la nécessité d’inscrire l’action dans un temps long, au moins quatre années : « cette assurance de continuité dans la mise en œuvre des actions, dans la stabilité de personnels formés et reconnus, dans la pérennité des projets est nécessaire pour mobiliser les différents acteurs ».

La situation des personnels doit être revue

Le Conseil national des villes estime ainsi qu’il faut « sortir de la précarité les postes de travail ». Cela impose la création de vrais cadres d’emploi « spécifiant les droits et les statuts (salaires, formations…) de ces métiers émergents ». À l’Éducation nationale, sont visés notamment les assistants d’éducation, les coordonnateurs de projets individuels de réussite ainsi que les médiateurs scolaires.

À cela s’ajoute la nécessité d’une véritable formation continue « pour bénéficier des nouveaux apports de la recherche, facilitant ainsi l’acte éducatif, l’analyse des pratiques et par là même une professionnalité reconnue ». Quant à la formation initiale, il est important qu’elle offre des modules d’enseignement permettant de mieux prendre en compte les spécificités des quartiers sensibles.

Tous les acteurs qui s’y investissent devraient voir leur engagement reconnu et récompensé à travers des compensations financières (comme c’est le cas actuellement pour l’indemnité ZEP) ou des avantages spécifiques d’ancienneté. Autre piste à explorer : du temps de service dégagé pour mettre en œuvre des projets.

Enfin, les jeunes enseignants affectés dans les établissements des zones urbaines sensibles « doivent bénéficier d’un accompagnement particulier ».

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