Rythmes scolaires : le décret modificatif rejeté par la communauté éducative

Éducation

Le Conseil supérieur de l’Éducation a rejeté aujourd’hui le projet de décret complémentaire sur les rythmes scolaires, qui introduit des assouplissements pour les communes qui peinent à mettre en place la semaine de 4,5 jours pour septembre 2014.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

Le projet de décret a recueilli 31 voix contre, 27 abstentions, 3 voix pour et aucun refus de vote, selon le ministère de l’Éducation nationale.

Dans le détail, la FCPE, la FSU, FO, CGT, SUD, le Snalc et la Fage ont voté contre, selon une source syndicale. L’Unsa, le Sgen, l’UNL et l’Unef se sont abstenus et la Peep, la Ligue de l’enseignement et Jeunesse au plein air (JPA) ont voté pour. Le gouvernement n’est pas tenu par l’avis de cette instance, qui réunit notamment syndicats d’enseignants, fédérations de parents d’élèves et collectivités locales. Le décret entrera en vigueur lorsqu’il sera publié au Journal officiel, probablement en fin de semaine.

Ceux qui ont voté contre ont pu le faire pour des raisons opposées, avec chacun sa vision idéale de la réforme, a souligné le ministère pour qui le texte, fruit de trois semaines et demie de consultations, permettra d’appliquer la réforme partout en septembre. Seules 17 % des communes ont appliqué la réforme à la rentrée 2013 et les communes restantes doivent embrayer en septembre 2014. Parmi elles, 94 % ont remis leur copie, les autres ayant des difficultés de mise en œuvre ou faisant de la résistance.

Tout en maintenant cinq matinées de classe hebdomadaires, le nouveau texte autorise par dérogation des semaines de huit demi-journées au lieu de neuf, pour regrouper les trois heures d’activités périscolaires en un après-midi, ce qui supposerait que trois journées de classe restent à 6 heures. Le CSE devait initialement être présidé par Jean-Paul Delahaye, qui a démissionné mercredi du poste-clé de directeur général de l’enseignement scolaire. Le départ de ce proche de Vincent Peillon a été interprété comme un refus de cautionner un texte détricotant 18 mois de travail.

Le projet de décret doit être soumis lundi après-midi, également pour vote consultatif, au Comité technique ministériel (CTM), où siègent les organisations syndicales et les représentants du ministère. Le premier décret sur les rythmes avait été rejeté au CSE, avec 5 voix pour, 30 abstentions, 23 votes contre et 14 refus de votes, sans recueillir aucune voix de syndicats d’enseignants, ni de fédérations de parents. Le premier décret avait également été rejeté par le CTM.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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