Sondage IPSOS sur la mastérisation : bilan positif ?

Éducation

Du 19 au 21 juillet 2011, l’institut IPSOS a mené, sur commande du ministère de l’Éducation nationale, un sondage auprès de 1 003 enseignants, CPE  et documentalistes stagiaires. Il s’agissait de mesurer leur taux de satisfaction vis-à-vis de la nouvelle réforme de la formation des enseignants. La DGRH affiche un satisfecit. Il n’en est pas de même pour les organisations syndicales…

Le chiffre de satisfaction est assez étonnant au premier abord : 66 % des stagiaires font un bilan « assez positif » de leur première année. Selon ce sondage, 21 % estiment ce bilan « très positif », 11 % ont un avis « assez négatif » et 2 % un avis « très négatif ».

Pourquoi ce sondage ?

Le ministère veut faire émerger un bilan de la 1re année de mise en œuvre de la réforme des enseignants (mastérisation). Il prend, en revanche, quelques précautions en rappelant qu’il ne peut s’agir que d’un bilan partiel (dispositif transitoire). Ce qui l’intéresse, c’est de « mesurer objectivement le ressenti des nouveaux professeurs et personnels d’éducation stagiaires en 2010/2011 sur leur formation, les conditions d’exercice de leur métier, le tutorat, les relations avec les autres membres des équipes pédagogiques de leurs établissements, ainsi que leurs attentes ».

Les éléments de satisfaction

L’enquête identifie les points positifs relevés par les sondés :

  • leurs relations avec les élèves (52 % sont « très satisfaits ») ;
  • leur relation avec les collègues (60 % sont « très satisfaits ») ;
  • leurs horaires de travail, même si 36 % seulement en sont « très satisfaits » ;
  • leurs tuteurs : 58 % reconnaissent que ces derniers leur ont permis d’améliorer leur pratique professionnelle et 56 % qu’ils les ont soutenus « dans les moments difficiles ».

Les points d’insatisfaction

Sont cités par les sondés :

  • la charge de travail : 36 % sont « assez peu satisfaits » et 10 % « pas du tout satisfaits » ;
  • la formation : 46 % sont « assez peu satisfaits » et 23 % « pas du tout satisfaits » des possibilités de formation ;
  • les conditions matérielles de travail, les possibilités d’évolution, l’équilibre entre la vie privée et professionnelle, et la manière dont ils sont considérés ;
  • les journées d’accueil : 62 % « jugent qu’elles n’ont pas lieu assez tôt » et 67 % « qu’elles ne leur ont pas été utiles ». 



83 % des sondés espèrent un « effort » en matière de formation « au-delà de l’année de stage ».

Ce qu’en dit le ministère de l’Éducation nationale

Pour Josette Théophile, DGRH de l’Éducation nationale, « cette année de stage a renforcé la motivation des enseignants ». Devant le plébiscite des tuteurs par les stagiaires, elle annonce vouloir consolider ce dispositif en 2011-2012. Elle annonce aussi que les journées d’accueil évolueront cette année vers moins d’institutionnel mais plus de « contenu du métier avec une séquence sur la tenue de classe et sur la relation avec l’élève ». 



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