Le gouvernement évalue la formation continue des instituteurs

Fonction publique

Renforcer la formation initiale et continue des enseignants du premier degré pour les professionnaliser et améliorer la réussite scolaire : tel est le but de la politique d’évaluation qui démarre en cette rentrée 2016.

La formation continue des enseignants du premier degré s’est progressivement réduite ces dernières années, pour représenter seulement 1,7 journée par personne en moyenne, hors animation pédagogique, pour l’année 2014-2015. Car la formation actuelle apparaît peu satisfaisante et mal adaptée aux attentes, d’où une moindre consommation des crédits prévus par la loi de finances. Dans l’optique d’actualiser les contenus et les modalités des actions de formation, le gouvernement lance une évaluation de politique publique, pilotée par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

La formation, initiale et continue, des maîtres est essentielle pour lutter contre le décrochage scolaire, améliorer la réussite des élèves et leur offrir un enseignement de qualité, adapté aux évolutions portées par les réformes récentes : dispositif « plus de maîtres que de classes », réforme des rythmes scolaires, nouveaux contenus, modification de l’évaluation des élèves… Elle doit intégrer aussi les résultats de la recherche. Les nombreux équivalents temps pleins supplémentaires intégrés dans l’enseignement en cette rentrée 2016 sont l’occasion de redonner toute sa place à la formation continue, explique la fiche de cadrage de la démarche d’évaluation des enseignants. « Dans ce contexte, cette évaluation de politique publique devra permettre d’améliorer l’efficacité de la formation continue en renouvelant son champ, ses outils et ses modalités ».

L’évaluation s’attachera notamment à mieux articuler la formation continue avec la formation initiale et les besoins des enseignants, à mieux l’intégrer dans les parcours professionnels et à l’adapter au fonctionnement des écoles, en développant la formation à distance. La prise en compte du numérique dans la formation est en effet l’un des points importants du dispositif.

L’inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) et l’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche (IGAENR) sont chargées de conduire l’évaluation. Après avoir effectué un état des lieux, les inspecteurs devront proposer des pistes d’évolution. Le secrétariat général à la Modernisation de l’action publique (SGMAP) les aidera à réaliser un diagnostic et à concevoir des scénarios innovants. Récemment constitué, le comité national d’orientation de la formation continue des personnels du premier degré veillera à la bonne application des orientations définies à la suite de cette évaluation.

 

Marie Gasnier

Posté le par Marie Gasnier

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