Un professeur de lycée gagne 30 % de plus qu’un instituteur

Éducation

Le salaire moyen (incluant primes et heures supplémentaires) des professeurs de lycée français est 30 % plus élevé que le salaire des instituteurs, à niveau de formation égal, a indiqué mardi Éric Charbonnier, analyste à l’OCDE.

Au collège, le salaire moyen annuel est de 42 217 euros, proche de la moyenne des pays de l’OCDE (43 374 euros), a-t-il dit, lors de la présentation du rapport « Regards sur l’éducation 2014« . Au lycée, ce salaire est de 46 247 euros en France (47 165 euros dans l’OCDE). En revanche, dans le primaire, l’écart est important : 35 432 euros en France contre 41 300 dans l’OCDE. Le salaire moyen au lycée, de 30 % plus élevé que celui des collègues du primaire, s’explique notamment par des primes plus importantes dans le secondaire. Depuis 2008, les enseignants du primaire doivent avoir le « master » (bac + 5) comme ceux du secondaire. Ce niveau n’est exigé pour le primaire que dans 11 pays, a dit l’expert lors d’une conférence de presse.

Le salaire statutaire (hors primes et heures sup’) au collège est inférieur en France de 5 % à la moyenne des pays de l’OCDE pour un enseignant débutant, et de 10 % après 15 ans de carrière. Il y a un rattrapage en fin de carrière, après 29 années d’ancienneté. Il est alors supérieur à ce qui existe dans un grand nombre des pays de l’Organisation. Les salaires sont « bien plus élevés » au Royaume-Uni, et en Allemagne où les salaires des débutants sont « quasiment le double » de ceux pratiqués en France, mais la progression des salaires tout au long de la carrière est très limitée.

Sur la formation, si les enseignants français sont très bien préparés quand il s’agit du contenu de la matière, ils sont « les moins bien préparés au volet pédagogique du métier ». Et la formation n’est pas ciblée sur les besoins des enseignants (aux nouvelles technologies, travail en équipe…).

Sur le temps de travail, en 2012, les enseignants du primaire font en moyenne 936 heures par an : c’est 156 heures de plus que la moyenne de l’OCDE (780 heures), réparties sur un nombre de semaines (36) inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE (38).

Avant la réforme des rythmes scolaires, ces semaines étaient sur 4 jours, avec pour conséquence « une des journées d’école les plus fatigantes de l’OCDE », a souligné M. Charbonnier.

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