Vincent Peillon juge inacceptable que des enfants refusent des cours au nom de la religion

Éducation

Le ministre de l’Éducation Vincent Peillon a jugé « inacceptable » dimanche que des enfants refusent des enseignements scientifiques au nom de la religion, précisant que l’enseignement de la morale laïque n’entrerait pas dans les programmes avant la rentrée 2015.

« La laïcité, c’est très difficile pour nos enseignants aujourd’hui et je n’accepterai pas que, dans l’école, des enfants puissent refuser qu’on leur enseigne des théories scientifiques au nom et au prétexte d’engagements privés et religieux. C’est inacceptable », a déclaré M. Peillon lors de l’émission 12/13 Dimanche sur France 3. Il a précisé que cela « se passe dans l’école de la République, que des professeurs aient peur » face à ces questions. Le ministre a expliqué que l’enseignement de la morale laïque, comme le parcours d’éducation artistique, la connaissance de monde de l’entreprise dès la 6e, devaient être abordés par le « conseil supérieur des programmes » qui va être rétabli. « Il faut toujours un peu de temps (…) C’est pas avant la rentrée 2015 », a-t-il dit. « La morale laïque doit faire comprendre la différence entre une connaissance et une opinion » et « elle a beaucoup à faire aujourd’hui car nous ne défendons plus nos propres valeurs », a-t-il ajouté.

M. Peillon a également annoncé le lancement d’ « une grande expérimentation sur cinq académies à la rentrée sur l’égalité filles-garçons de la grande section de maternelle au CM2 ».

À propos de la réforme des rythmes scolaires, il a réaffirmé qu’« en 2014, tous les élèves de France auront les 4,5 jours » de classe. « Il faut du courage. Nicolas Sarkozy avait préparé cette réforme. Elle est de bon sens (…) mais personne n’a eu le courage de la faire. Je le ferai », a-t-il assuré. Il a ajouté qu’il mènerait « dans les jours qui viennent une négociation avec les collectivités locales » pour que « le plus grand nombre passe en 2013 » à la semaine de 4,5 jours, finalement mise en œuvre sur deux ans après les inquiétudes manifestées par les élus locaux.

M. Peillon, qui a exclu que les 60 000 postes créés en cinq ans dans l’Éducation nationale soient victimes de coupes budgétaires, a réaffirmé ses priorités : le primaire, la formation des enseignants, le changement de pédagogie avec, a-t-il dit, l’introduction « d’une langue étrangère obligatoire en CP ».

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