Entrée en force des grandes villes à l’Association des Maires de France

Élus

Les grandes villes ont fait jeudi une entrée en force dans les instances dirigeantes de l’Association des Maires de France (AMF), avec notamment l’élection du maire de Nancy André Rossinot (Parti radical) comme premier vice-président, a-t-on appris à l’issue du vote.

Les adhérents de l’AMF, quelque 36 000 maires et présidents de communautés, avaient reconduit au cours de leur dernier congrès, du 22 au 24 novembre, leur président Jacques Pélissard (Lons-le-Saunier, UMP), et élu le bureau de 36 membres et le comité directeur de 100 membres pour une période de trois ans.

Le bureau a désigné jeudi ses instances dirigeantes en appliquant le principe de parité politique, un élu de droite pour un élu de gauche. Le nouveau bureau exécutif est composé de quatre personnes : MM. Pélissard et Rossinot ainsi qu’André Laignel (Issoudun, PS) et Jean Launay (Bretenoux, PS) qui retrouvent leurs fonctions de secrétaire général et de trésorier général.

Les anciens ministres Christian Estrosi (UMP, Nice) et Valérie Létard (Valenciennes métropole, UMP) intègrent pour la première fois le bureau en tant que vice-présidents. Ils rejoignent d’autres personnalités sortantes comme Jacqueline Gourault (La Chaussée-Saint-Victor, MoDem), élue mercredi présidente de la délégation sénatoriale aux Collectivités territoriales, ou Christophe Sirugue (Chalon-sur-Saône, PS). François Pupponi (Sarcelles, PS) ou Agnès Le Brun (Morlaix, PS) entrent aussi au bureau.

Par ailleurs, une commission de révision des statuts a été créée conformément à la volonté de M. Laignel qui en fera partie. L’arrivée de Mme Létard ou de MM. Rossinot et Estrosi « permettra un rapprochement entre le bloc local et les grandes villes », a dit M. Pélissard à l’AFP.

M. Laignel, qui avait échoué à remporter la présidence de l’association face à M. Pélissard, a estimé dans un communiqué que l’AMF est sortie d’une « crise très préjudiciable » grâce à un accord sur le « respect intégral de la parité » et la création de la commission sur les statuts. Selon M. Pélissard, « il n’y a pas de crise à l’AMF ». « Les statuts ont été respectés, on applique la parité, et si des choses sont à améliorer, on peut le faire, et ce sera à l’assemblée générale de l’AMF à les valider ».

Association plus que centenaire, l’AMF est devenue, au fil des ans, un puissant relais d’opinion, mais elle était considérée jusqu’à présent comme surtout la représentante des petites communes.
 

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