Les acteurs du tourisme social tirent la sonnette d’alarme

Emploi

Quel sort pour les saisonniers des villages vacances, colonies de vacances et autres organisateurs de séjours scolaires et linguistiques ? Les représentants de la branche s’en inquiètent dans un courrier au gouvernement, demandant notamment la prolongation jusqu’à la fin de l’année des allocations chômage des employés du secteur.

Le courrier, signé par trois syndicats (CFDT, CGT-FO et Unsa) et trois organisations professionnelles (Gsoft, Hexopée et Cap France) de la branche « Tourisme social et familial », a été adressé le 18 février 2021 aux ministres chargés de l’Économie, du Travail et du Tourisme, selon une copie envoyée à la presse par la CFDT.

Alors que le gouvernement encourage les acteurs du secteur touristique à embaucher les saisonniers, quitte à les placer ensuite en chômage partiel, les signataires demandent une « sécurisation juridique » concernant cette prise en charge par le dispositif d’activité partielle.

Ils demandent aussi le maintien jusqu’à fin décembre de la prise en charge à 100 % par la solidarité nationale de la rémunération versée aux salariés en chômage partiel dans les secteurs protégés (tourisme, culture, sport…), avec donc un reste à charge nul pour les entreprises.

La ministre du Travail, Élisabeth Borne, avait annoncé la semaine dernière le maintien jusqu’à fin mars des conditions actuelles d’indemnisation du chômage partiel.

Ils souhaitent enfin que les saisonniers au chômage voient leurs allocations prolongées « jusqu’à la fin de l’année ».

Le secteur du tourisme social et familial assure représenter « 1 000 entreprises » implantées sur le territoire, employant « plus de 40 000 salariés » pour « 13 000 ETP » (équivalents temps plein).

« Le gouvernement a dit en fin d’année : "embauchez les saisonniers, mettez-les en activité partielle, nous on fera le reste". C’est ce qui a été communiqué pour les saisonniers des stations de sport d’hiver. Quid maintenant des saisonniers de l’été qui commencent à être embauchés maintenant ? », s’est interrogée auprès de l’AFP Stéphanie Dayan, secrétaire nationale CFDT.

L’enjeu est pour les auteurs du courrier d’assurer un « niveau de vie décent » aux employés du secteur, mais aussi d’éviter pour les entreprises « une perte de compétences dramatique », avec la crainte « de voir ces personnels se détourner massivement de nos métiers ».

Les organisations signataires demandent à la ministre du Travail Élisabeth Borne « un rendez-vous dans les meilleurs délais ».

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