Préserver la santé auditive des jeunes

Enfance et famille

Un jeune sur deux serait concerné par des troubles de l’audition, selon une enquête menée à l’occasion de la Journée nationale de l’audition.

La 18e édition de la Journée nationale de l’audition (JNA) se tient ce jeudi 12 mars 2015. À cette occasion, l’association éponyme JNA publie les résultats de son enquête annuelle « Risques auditifs : les jeunes font encore la sourde oreille. Des clés pour agir ».  Celle-ci a été réalisée en partenariat avec l’Institut IPSOS, auprès de 600 jeunes âgés de 13 à 25 ans et de 300 parents d’enfants âgés de 13 à 18 ans.

Principal constat

Les jeunes vivent dans le bruit et, plus précisément, « avec le bruit ». Il fait partie de leur quotidien et de leur univers. L’absence de bruit est considérée comme « anormale » et « angoissante ». Pour certains jeunes, le silence s’apparente même à la nuit et à la mort. Le bruit, pour eux, est donc rassurant. Près d’un jeune sur deux déclare ne pas s’inquiéter de son capital auditif et pour plus d’un quart d’entre eux (28 %) les gestes de prévention représenteraient une contrainte supplémentaire.

Toutefois, point positif, l’enquête fait apparaître une progression de 8 points (par rapport à l’enquête JNA 2012) chez les jeunes qui déclarent « avoir vu, lu ou entendu des messages de prévention pour protéger ses oreilles ». D’ailleurs, les deux tiers des jeunes se disent personnellement sensibilisés, de même que 82 % des parents.

L’enquête JNA-IPSOS 2015 pointe des paradoxes. Ainsi, si un jeune sur deux serait concerné par des troubles de l’audition, 59 % attendent que cela passe, alors qu’ils déclarent être sensibilisés. Et 70 % des jeunes interrogés placent les problèmes de vue devant les problèmes auditifs. La menace de la perte de l’audition n’est pas du tout présente à leur esprit, pointe l’enquête.

Parents et jeunes ont été interrogés sur les axes pour agir. Cinq clés ont ainsi pu être identifiées :

– Clé n° 1 – Un suivi régulier des capacités auditives. Unanimement, parents et enfants se rejoignent à plus de 70 %.

– Clé n° 2 – Une application sur smartphone pour leur indiquer tout dépassement du niveau de son acceptable.

– Clé n° 3 – Des campagnes de communication « choc » à l’anglo-saxonne. Les jeunes souhaitent des messages émotionnels représentant la douleur et le choc émotionnel. Des campagnes qui les touchent dans leurs émotions au-delà des messages intellectuels. Des témoignages de jeunes touchés par les troubles de l’audition ainsi que des témoignages d’artistes sont aussi souhaités.

– Clé n° 4 – Des distributions systématiques de protections auditives peuvent être une solution mais en les rendant « plus fun ». Selon eux, les bouchons ça fait « ringard ».

– Clé n° 5 – Les professeurs de SVT et la médecine scolaire sont plébiscités par trois quarts des jeunes pour leur délivrer les messages de prévention à l’école.

Lors de cette 18e Journée nationale de l’audition, près de 3 000 participants officiels – villes, établissements scolaires, associations, associations de malentendants, centres de prévention santé, service de santé au travail, services ORL, orthophonistes, audioprothésistes, sophrologues, psychologues, entreprises… – organisent, partout en France, des concerts pédagogiques, des contrôles gratuits de l’audition, des ateliers, des conférences sur l’audition…

Objectifs : relayer le message « Bien entendre, c’est bien vivre » et inviter les parents à surveiller l’état du capital auditif de leurs enfants.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel de la campagne : www.journee-audition.org

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