Près de la moitié des actifs gênés par le bruit au travail

Santé

Près de la moitié des travailleurs (49 %) se disaient en septembre « gênés par le bruit » sur leur lieu de travail, soit un peu moins que l’an dernier (53 %) et nettement moins qu’en septembre 2019 (59 %), selon une étude Ifop pour l’association Journée nationale de l’audition (JNA) publiée le 7 octobre 2021.

Un tiers de ces « actifs occupés » – salariés ou indépendants sans salariés – sont dérangés « de temps en temps » (33 %) par le bruit au travail, tandis que 16 % le sont « souvent », d’après cette étude réalisée pour la Semaine de la santé auditive au travail (du 11 au 15 octobre 2021).

Hommes et femmes sont quasiment égaux face aux nuisances sonores sur leur lieu de travail : la moitié des hommes (50 %) et près d’une femme sur deux (48 %) y ont subi une « gêne causée par le bruit ». La moitié des salariés (51 %) et un tiers des indépendants (33 %) disent en souffrir. Les 25-34 ans sont les plus perturbés (54 %), alors que les 50 ans et plus sont les moins touchés (46 %).

Les ouvriers sont la catégorie professionnelle la plus victime du bruit au travail. Plus de six ouvriers sur dix (62 %) en souffrent, quand moins de cinq cadres sur dix (49 %) s’en plaignent. La catégorie la moins impactée est celle des artisans-commerçants (26 %).

L’industrie est le secteur où les travailleurs signalent le plus une gêne due au bruit (67 %), devant le commerce (58 %) et le secteur BTP-construction (53 %).

Parmi l’ensemble des travailleurs interrogés, six sur dix (60 %) accusent le bruit au travail d’entraîner « fatigue, lassitude et irritabilité » dans leur vie quotidienne. La moitié (55 %) y voient une source de stress. Pour quatre travailleurs sur dix, ce bruit provoque des « troubles du sommeil » (43 %), une « gêne auditive » (43 %) ou une « souffrance psychologique » (36 %). Un tiers (33 %) signalent même des « surdités » dues au bruit sur le lieu de travail.

Au sein des télétravailleurs (soit 35 % de l’échantillon), la moitié (47 %) disent « subir plus de bruit en présentiel, sur leur site de travail », qu’en télétravail. Et un tiers (30 %) considèrent que leur sensibilité au bruit a augmenté « depuis le retour sur le site de travail, notamment après les différents confinements ».

Cette enquête a été menée en ligne, du 16 au 20 septembre, auprès de 1 663 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française active occupée âgée de 18 ans et plus.

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