963 000 jeunes sans étude ni emploi ni formation en 2018

Jeunesse

Plus d’un jeune sur sept n’était « ni en études, ni en emploi, ni en formation » en France en 2018, soit 963 000 personnes, selon une étude de la Dares publiée vendredi 7 février 2020, qui note une surreprésentation des enfants d’ouvriers et d’employés.

Connue sous l’acronyme anglophone « Neet » (Neither in Employment nor in Education or Training), cette situation concernait 12,9 % des 7,5 millions de jeunes âgés de 16 à 25 ans en 2018, d’après les données du service des statistiques du ministère du Travail.

Ces chiffres concernent les 16-25 ans, population ciblée par le gouvernement et ses « dispositifs d’insertion professionnelle des jeunes ». Ils sont en baisse de 0,8 point par rapport à ceux de 2015 (13,7 %), mais alors la Dares se concentrait sur les 15-29 ans.

Les jeunes Neet, « en difficulté mais dans des situations variées », sont en moyenne moins diplômés (seulement 22 % ont un diplôme supérieur au baccalauréat), vivent plus souvent chez leurs parents (65 % vivent avec au moins un des deux parents) et souffrent plus fréquemment d’un handicap que les autres jeunes.

L’effet du diplôme « reste significatif », insiste l’étude, dans le fait d’entrer dans cette catégorie. Chez les plus jeunes, « l’arrêt progressif des études » explique le nombre grandissant de Neet, celui-ci passant de 21 000 pour les jeunes âgés de 16 ans à 128 000 pour ceux fêtant leur 20 ans.

La Dares précise également que les femmes, ainsi que les « jeunes avec des problèmes de santé », « ceux nés à l’étranger ou dont les deux parents sont de nationalité étrangère » et « les jeunes vivant sans leurs parents » ou avec un enfant ont plus de chances de devenir « Neet de longue durée », c’est-à-dire pendant plus d’un an.

Avec un total de 57 % de l’effectif global, les jeunes dont la mère est ouvrière ou employée sont surreprésentés par rapport aux autres catégories socio-professionnelles.

La plupart des inactifs (hors chômeurs) ne sont pas dans une démarche d’insertion : seul un sur huit « recherche effectivement » un emploi. Parmi les principales raisons invoquées figurent « la garde d’enfant(s) ou d’une personne dépendante » et « la conviction de ne pas pouvoir trouver un emploi ».

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