Région Île-de-France : Valérie Pécresse lance l’IPass contraception, plateforme numérique d’information pour les jeunes

Jeunesse

La présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) a présenté mardi 19 octobre l’iPass contraception, une plateforme numérique à destination des jeunes, destinée à remplacer le Pass Contraception mis en place par la précédente mandature socialiste.

Le Pass contraception était un dispositif de coupons-chèques disponibles auprès des infirmières scolaires des lycées, permettant aux jeunes d’avoir accès gratuitement à des contraceptifs et des tests de dépistage.

« Nous avons voulu tirer les leçons de l’échec du Pass contraception », a expliqué Valérie Pécresse lors d’une conférence de presse. Il y avait selon elle un « problème d’anonymat », les élèves ne souhaitant pas être vus comme « sexuellement actifs », et un « défaut d’information », trop fractionnée.

Mme Pécresse avait été critiquée en avril pour avoir fait supprimer le financement de ce dispositif. Elle l’avait justifié en expliquant que les « 20 000 euros » inscrits au budget pour ce poste n’avait pas été dépensés par la précédente majorité, aucun Pass n’ayant été distribué en 2015.

Dans la mesure où la loi rend désormais la contraception gratuite pour tous les mineurs, Mme Pécresse estime que les coupons-chèques ne sont plus nécessaires. « Le sujet aujourd’hui, c’est l’accès à l’information, en temps réel et au plus près de chez vous », dit-elle, rappelant que 56 % des jeunes franciliennes de 15-25 ans ont eu recours à la contraception d’urgence, et que le taux de maladies sexuellement transmissibles augmente « de manière préoccupante ».

La plateforme ipasscontraception.fr, déclinable sous forme d’application mobile, présente sous forme de cartographie et de géolocalisation, tous les lieux permettant d’avoir une information sur la contraception, la grossesse et les maladies sexuellement transmissibles, d’avoir accès à une pilule d’urgence ou à des préservatifs.

Le site recense les informations pratiques (horaires, coordonnées téléphoniques, etc.) et les adresses des centres de planification et d’éducation familiale, établissements sanitaires, pharmacies, points d’accueil et d’écoute pour les jeunes, distributeurs de préservatifs, centres de dépistage des maladies sexuellement transmissibles, etc.

Seront rajoutées à terme des informations sur les centres d’accueil mères-enfants, les centres IVG, les gynécologues, les consultations hospitalières, etc.

Le site donne des informations « sans jugement de valeur », a insisté Farida Adlani (MoDem), vice-présidente chargée de la Santé. Dans un communiqué, le groupe écologiste du conseil régional a souligné que « l’approche de la région par le seul biais de cette application risque d’aggraver les différences sociales ou territoriales ». « Nous ne pouvons pas sérieusement construire une politique publique sur la contraception en se contentant d’une application pour smartphones », a aussi estimé le Parti socialiste.

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