Hébergement : le gouvernement veut anticiper les préparatifs de la campagne hivernale

Lutte contre les exclusions

En présentant le plan hiver 2016-2017, la ministre du Logement et de l’Habitat durable, a réaffirmé son engagement à sortir de la « gestion au thermomètre » de l’hébergement d’urgence.

À la veille du début de la trêve hivernale des expulsions locatives- du 1er novembre 2016 au 31 mars 2017 au soir-, la ministre du Logement et de l’Habitat durable a présenté, fin octobre aux associations œuvrant dans l’accompagnement et la mise à l’abri des plus démunis, les dispositions du plan hiver 2016-2017. À cette occasion, Emmanuelle Cosse a réaffirmé son engagement à sortir de la « gestion au thermomètre » de l’hébergement d’urgence. Le parc d’hébergement d’urgence compte aujourd’hui 118 650 places, contre 93 591 en 2013, soit une progression de plus d’un quart (26,8 %) en 3 ans, a rappelé la ministre.

« Pour anticiper au mieux la préparation de cette campagne hivernale et répondre aux préoccupations des grands acteurs de l’hébergement », Emmanuelle Cosse a adressé un courrier aux préfets pour leur demander de :

  • Engager localement un travail de concertation et de mobilisation des différents acteurs (opérateurs, département, collectivités) avant le 15 novembre ;
  • Commencer, dès à présent, la mobilisation des places hivernales ;
  • Ouvrir des places qui respectent la dignité de chacun ;
  • Les accompagner d’une évaluation systématique ;
  • Ne pas refermer les places une fois qu’elles ont été ouvertes ;
  • Ne recourir à l’hôtel qu’en ultime recours ;
  • Éviter, sauf situation exceptionnelle, le recours aux gymnases et salles des fêtes ;
  • Ne lier, en aucune façon, l’ouverture de places hivernales à la température extérieure ;
  • Identifier les places d’hébergement qui pourraient être pérennisées à la fin de l’hiver, notamment parmi les lieux qui ont accueilli des CAO (centres d’accueil et d’orientation dans le cadre du plan migrants), si les locaux sont adaptés et encore disponibles.

« L’hébergement d’urgence n’est l’idéal de personne. S’il est indispensable d’organiser l’entrée, nous devons aussi travailler sur la sortie des structures pour que l’hébergement inconditionnel soit une étape dans le parcours d’intégration des personnes les plus démunies. Je reste déterminée à améliorer la vie des plus démunis, fluidifier le parcours d’hébergement et permettre l’accès de chacun à un logement abordable », a conclu la ministre.

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