Le gouvernement allège les contraintes sanitaires dans les Ehpad

Personnes âgées

La ministre déléguée chargée de l’Autonomie vient de diffuser des recommandations pour un retour progressif à la vie sociale.

« Nous souhaitons construire le chemin des retrouvailles pour les résidents d’Ehpad et d’USLD. Il faut que les résidents puissent revoir leurs proches à l’extérieur. Ils ont été trop longtemps coupés de leur famille. Ce chemin des retrouvailles s’ouvre devant nous, mais il doit être soigneusement balisé et progressif, au cas par cas, pour en assurer la réussite », a déclaré le 12 mars 2021 la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, en présentant de nouvelles recommandations pour organiser un retour progressif à la vie sociale dans ces établissements. Cette première étape d’assouplissement est effective depuis ce samedi 13 mars. Les mesures proposées s’appuient sur l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Le retour progressif à la normale doit, néanmoins, s’accompagner d’une vigilance renforcée dès l’apparition de symptômes évocateurs du virus, notamment chez les personnes non vaccinées, ajouté Brigitte Bourguignon.

Les nouvelles admissions ne peuvent être conditionnées au statut vaccinal de la personne, précise le nouveau protocole. Des protections supplémentaires restent toutefois prévues pour les personnes non vaccinées. La ministre déléguée chargée de l’Autonomie estime que les résidents, quel que soit leur statut vaccinal et immunitaire, doivent retrouver les mêmes droits que le reste de la population, comme la possibilité de voir leurs proches, à l’extérieur ou à l’intérieur de l’établissement. Les recommandations rappellent également l’enjeu éthique de la vaccination des personnels.

Chaque direction d’établissement doit élaborer les mesures d’assouplissement, selon la situation épidémique locale et l’avancement de la campagne vaccinale, en lien avec l’ARS. Brigitte Bourguignon rappelle que les résidents, les familles et les professionnels de l’établissement doivent être aussi consultées pour assouplir les mesures dans les meilleures conditions. En revanche, les actions d’assouplissement doivent être remises en cause dès la présence d’un cas confirmé au sein de l’établissement, indiquent les nouvelles recommandations.

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