Handicap : campagne de sensibilisation à « l’école pour tous les enfants »

Personnes handicapées

« L’école, c’est pour tous les enfants ! ». Des associations ont lancé mardi 23 janvier une campagne pour la scolarisation des enfants handicapés, avec un kit de sensibilisation mis à la disposition des enseignants du primaire.

L’opération a été présentée dans une classe de CM2 d’une école dans le sud de Paris, en présence de la secrétaire d’État en charge du handicap, Sophie Cluzel.

L’Unapei (handicap mental), l’Apajh (adultes et jeunes handicapés), l’Association des paralysés de France (APF) et le CCAH (Comité national Coordination Action Handicap) sont à l’initiative de cette campagne, soutenue par le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale.

Les partenaires s’adressent prioritairement aux enseignants des classes de CM1 et CM2. Ils leur proposent sur le site www.ecole-inclusive.org divers outils (affiches, vidéos…), pour organiser des séances d’informations de leurs élèves et les « sensibiliser à la différence ».

Une édition spéciale de Mon Quotidien, journal d’information destiné aux 10-13 ans, vise aussi à alimenter le débat dans les classes autour de la place des élèves handicapés à l’école.

À l’âge de six ans, 85 % des élèves en situation de handicap sont scolarisés dans une classe ordinaire. Mais quatre ans plus tard, à dix ans, ils ne sont plus que 45 %, selon le ministère de l’Éducation nationale. Au fur et à mesure de leur scolarité, ils sont de plus en plus orientés vers des classes ou établissements spécialisés.

La même étude, publiée en octobre 2016, révèle aussi l’impact de l’origine sociale dans le parcours scolaire. Ainsi 61 % des élèves handicapés de 6 ans d’origine très défavorisée sont scolarisés en classe ordinaire de CP (4 points de moins que ceux issus de milieux très favorisés), mais ils ne sont plus que 15 % à être scolarisés en CM2 à 10 ans (l’écart s’est accru à 24 points).

À la rentrée de septembre 2017, plus de 300 000 élèves handicapés étaient scolarisés en milieu ordinaire, dont un peu plus de la moitié avaient besoin d’un accompagnant, selon le ministère. Le jour de la rentrée, plus de 3 000 élèves (2 % de ceux ayant besoin d’un soutien) n’avaient pas pu en obtenir un.

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