Rentrée universitaire : inquiétude pour les étudiants handicapés

Personnes handicapées

Le collectif inter-associatif Droit au savoir milite pour favoriser des parcours vers l’insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap et faire respecter leurs projets de vie et d’études.

Alors que la septième rentrée universitaire depuis la mise en œuvre de la loi handicap du 11 février 2005 a débuté dans les établissements d’enseignement supérieur, « deux enjeux suscitent l’inquiétude » du collectif Droit au savoir, ainsi que des étudiants en situation de handicap et des familles. Droit au savoir est un collectif inter-associatif, inter-handicap, qui vise à « promouvoir et soutenir la formation scolaire, professionnelle et universitaire des jeunes en situation de handicap de plus de 16 ans, jusqu’à l’obtention de leur premier emploi stable ».
 

1. Permettre des parcours vers l’insertion professionnelle complémentaires entre droit commun et spécifique

Depuis le 30 juin 2012, l’Agefiph a cessé de financer le seul dispositif spécifique d’accompagnement vers l’insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap, rappelle Droit au savoir. Entre 850 et 1 000 jeunes handicapés sont concernés. « Or, à ce jour, aucune autre source de financement n’est pour le moment envisagée, s’insurge le collectif. Les efforts engagés dans le cadre du droit commun n’ont pas encore abouti. Et pour ces jeunes, les plus en difficulté, la nécessité d’un dispositif de droit spécifique reste indispensable. Cette situation est d’autant plus préoccupante à l’heure où l’emploi des jeunes fait l’objet d’un engagement politique fort ».
 

2. Faire respecter le projet de vie et d’études

Cet objectif, inscrit dans la loi de 2005, nécessite d’individualiser l’accueil et les accompagnements des jeunes en situation de handicap dans leur parcours de formation, précise Droit au savoir. Or, selon l’enquête annuelle de recensement menée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la réunion de l’équipe plurielle qui évalue les besoins des jeunes, en présence de tous les acteurs concernés par sa scolarité, n’est effective que dans 58 % des cas (même si on constate une forte hausse : + 14 %). Le lien n’est fait que dans un petit tiers (30,4 %) des cas avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Pour répondre au plus près aux besoins des jeunes, il y a nécessité d’une évaluation effective, de qualité, opposable. Un effort croissant et supplémentaire est nécessaire », insiste le collectif.

Ces deux enjeux sont « fondamentaux pour l’accès et l’accompagnement dans toutes les formations post-bac », poursuit le collectif. Ils viennent conforter les données issues de l’enquête sur le ressenti et le vécu des conditions de vie et d’études des jeunes en situation de handicap, réalisée par Droit au savoir. « Pour répondre à ces inquiétudes », le collectif entend porter « pleinement ces questions dans les cadres de concertation existants et fera connaître l’ensemble de ses propositions pour favoriser la poursuite d’études des jeunes  en situation de handicap, jusqu’à leur premier emploi stable ».

Pour en savoir plus : www.droitausavoir.asso.fr

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