La feuille de route 2015-2017 pour la protection de l’enfance

Protection de l'enfance

La secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie a dévoilé, mi-juin, la feuille de route 2015-2017 du gouvernement pour la protection de l’enfance.

À l’issue d’une large concertation de près d’un an avec l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance, la secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie a présenté, le 15 juin, les grands axes de la feuille de route 2015-2017 pour la protection de l’enfance. « À travers cette feuille de route se dessinent les grands principes d’une réforme centrée sur l’enfant, ses besoins et la réaffirmation de ses droits », a affirmé Laurence Rossignol. C’est l’attention portée à l’enfant qui doit guider les interventions des professionnels, favoriser l’aide aux parents et la mobilisation de toutes les personnes qui comptent pour lui, depuis la prévention jusqu’aux décisions d’accueil de l’enfant en dehors de la cellule familiale, a précisé la secrétaire d’État.

Afin que ces principes « se traduisent concrètement dans le quotidien des enfants, de leurs familles et des professionnels qui les accompagnent », la feuille de route gouvernementale comprend 101 actions. Celles-ci sont organisées « en deux volets complémentaires. », à savoir :

  • D’une part les orientations, définies à partir d’objectifs prioritaires : meilleure prise en compte des besoins de l’enfant, redéfinition du projet pour l’enfant (PPE), amélioration du repérage et du suivi des situations de maltraitance, de danger ou de risque de danger, stabilité des parcours des enfants, soutien dans le passage à l’âge adulte, développement de la prévention périnatale.
  • D’autre part, les leviers à mobiliser pour atteindre ces objectifs, comme la création d’une instance nationale de pilotage (le Conseil national de protection de l’enfance), le décloisonnement des interventions ou encore le soutien à la formation des professionnels de la protection de l’enfance

Cette réforme s’appuie, à la fois, sur des dispositions législatives visant à modifier le cadre d’intervention (proposition de loi relative à la protection de l’enfant votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 12 mai 2015) et sur le soutien à l’évolution des pratiques et des organisations, au travers une série de mesures réglementaires et la construction d’outils partagés avec les acteurs de la protection de l’enfance, a indiqué Laurence Rossignol.

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