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Salaires : Paris met 30 millions d’euros par an pour ses agents sociaux et médico-sociaux

Publié le 15 juin 2022 à 12h34 - par

La Ville de Paris va financer pour 30 millions d’euros par an la revalorisation salariale de 183 euros nets mensuels de ses agents du social et médico-social, soulignant vendredi 10 juin 2022 à l’AFP aller au-delà du décret gouvernemental paru fin avril.

Salaires : Paris met 30 millions d'euros par an pour ses agents sociaux et médico-sociaux

La première collectivité de France en termes d’agents – environ 52 000 – va activer cette revalorisation pour 8 % d’entre eux : près de 4 000 agents concernés par le décret du 29 avril 2022, plus « 500 agents oubliés par ce décret » via une revalorisation du régime indemnitaire, a précisé Antoine Guillou, adjoint (PS) aux ressources humaines de la maire Anne  Hidalgo.

En février, en clôture de la Conférence sur les métiers de l’accompagnement social et médico-social, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé cette revalorisation de 183 euros pour les professionnels de la filière socio-éducative, cofinancée par les départements.

Automatique pour les fonctions publiques d’État et hospitalière, cette prime, attribuée dès mai avec effet rétroactif au 1er avril, peut être attribuée à une liste de bénéficiaires élargie pour la fonction publique territoriale, en fonction du département compétent.

Agissant dans ces dernières fonctions, la Ville de Paris l’a donc retenue pour ses 700 agents des établissements de l’aide sociale à l’enfance, pour laquelle elle était obligatoire, mais aussi pour ses 3 300 agents « des services sociaux, centres d’hébergement d’urgence ou métiers de la santé scolaire », pour lesquels la prime restait facultative selon M. Guillou.

Parmi les 500 agents supplémentaires que la Ville retient, les médecins chargés de l’inspection des Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), les médecins du travail et les travailleurs sociaux pour publics fragiles.

Avec la crise sanitaire qui a fragilisé encore plus les plus précaires, « on a peut-être un début de crise des vocations chez les travailleurs sociaux », explique M. Guillou qui indique que 13 % des postes d’assistants sociaux éducatifs de la Ville sont actuellement vacants.

Il espère que cette revalorisation va « permettre de réduire cette vacance ».

L’adjoint d’Anne Hidalgo, ex-candidate du PS à l’élection présidentielle, en profite pour critiquer le Gouvernement, qu’il soupçonne de « se retrancher » derrière le caractère non obligatoire des revalorisations pour certaines catégories afin de « ne pas donner les compensations à la hauteur ».

« On attend de savoir quelles seront les compensations mises en place par l’État », a indiqué l’élu socialiste.

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