La division de l’AP-HP en 12 groupes hospitaliers a supprimé près de 40 postes de DH

Santé

HOSPIMEDIA – Présenté le 11 juin dernier devant la Commission médicale d’établissement (CME) de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), le bilan à mi-parcours du plan stratégique 2010-2014 dresse un état élogieux de la mise en œuvre des 12 Groupes hospitaliers (GH), également appelés « écosystème GH ».

« Si le pari des Groupes hospitaliers [GH] était tout sauf gagné d’avance, force est de constater qu’après trois ans – à peine – d’existence, cette nouvelle gouvernance est une réalité qui imprègne l’ensemble du fonctionnement de l’AP-HP », salue ainsi le CHU francilien. Loin du millefeuille administratif ou de la réforme cosmétique, l’instauration des GH a permis d’amorcer trois axes de modernisation : l’optimisation et la mutualisation des moyens ; la déconcentration de la gestion et la délégation des responsabilités ; la territorialisation de l’offre de soins via le développement de coopérations hospitalières extérieures à l’AP-HP.

À l’initiative de 70 restructurations médicales, administratives ou logistiques sur les 80 recensées en 2010-2011 par la Direction des ressources humaines (DRH) de l’AP-HP, les GH ont ainsi fourni « des économies substantielles sur les coûts de structure », via notamment la suppression de 40 postes de Directeurs d’hôpital (DH), la fusion des services administratifs, l’optimisation de l’hôtellerie et de la logistique, le regroupement des brancardages, la centralisation des archives, etc.

En matière médicale, une double approche a tenu lieu d’objectif : regrouper les services ou plateaux médicotechniques auparavant dispersés ; fusionner les services cliniques en « doublon ». Par ailleurs, l' »écosystème GH » a permis « l’émergence d’une identité commune » à l’ensemble des sites d’un même GH, d’où une meilleure lisibilité de l’offre de soins, une plus grande articulation avec la politique universitaire et le fonctionnement d’un siège désormais « à l’heure GH ».

Pour autant, comme relaté dans le rapport, si les GH « apparaissent aujourd’hui comme un échelon pertinent et légitime de gestion au sein de l’AP-HP (…), le temps n’est plus à la proclamation d’un nouveau « grand soir » de la gouvernance (…), mais davantage à la stabilisation des organisations actuelles ». Cela passe notamment par un audit de la mise en place des pôles, un renforcement de l’encadrement de proximité, une meilleure répartition des rôles et interactions siège/GH, etc. Pour le CHU francilien, il importe en effet que « l’écosystème GH, qui a été un véritable facilitateur des réformes au cours des trois dernières années, ne [vienne] pas pour autant supplanter à terme l’écosystème historique de l’AP-HP, qui ne saurait se limiter à la conjugaison des intérêts particuliers des groupes ». 

Thomas Quéguiner
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