Pour la FHP, la santé doit être une priorité des maires

Santé

Plus de la moitié des responsables d’établissements de santé privés demande un appui plus important de leur maire.

À la veille des élections municipales, la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a consulté ses adhérents sur leurs relations avec leurs maires, ainsi que leurs attentes vis-à-vis d’eux en matière de santé. Résultats, dévoilés début mars, 86 % des directrices et directeurs de l’hospitalisation privée ont rencontré lors de la mandature en cours, souvent à leur initiative, le ou la maire de la commune où leur établissement est implanté. 85 % se disent satisfaits de la relation établie et 96 % jugent important, voire très important, d’entretenir de bonnes relations avec les édiles municipaux. Néanmoins, ils proposent deux axes d’amélioration possibles dans cette relation :

  • 54 % estiment que les maires ont une connaissance insuffisante de l’offre de soins privée ;
  • 50 % jugent nécessaire un appui plus important des maires dans le développement de leur établissement de santé.

Les responsables d’établissements de santé privés ont listé les domaines dans lesquels ils attendent un soutien de leur maire. Par ordre de priorité :

  • La place de l’établissement sur le territoire : 80 % ;
  • L’appui aux coopérations entre les acteurs de santé : 67 % ;
  • Le développement des soins de proximité : 56 % ;
  • L’aide à l’accueil et à l’installation des professionnels de santé : 45 % ;
  • Le recrutement des professionnels de santé : 37 %.

Neuf responsables d’établissements de santé privés sur dix pensent que la santé doit figurer parmi les priorités du futur maire de leur commune. Plus largement, les deux tiers souhaitent que les maires disposent de davantage de pouvoirs en matière de santé dans les territoires, dans des domaines tels que : la co-construction des politiques de santé sur le territoire avec l’Agence régionale de santé (ARS), les soins de proximité ou encore la prévention. Les maires sont « des interlocuteurs incontournables, au carrefour des problématiques de santé, sociales et économiques. Ils sont, le plus souvent, des partenaires et des facilitateurs de coopération entre les acteurs. Nos établissements, de proximité, ancrés sur les territoires, créateurs d’emplois, facteurs d’attractivité, sont de fait au cœur des enjeux municipaux », commente le président de la FHP, Lamine Gharbi.

L’implication des cliniques privées dans la vie municipale est forte, assure la Fédération. Ainsi, les deux tiers (67 %) ont développé une action contribuant à la vie municipale. À savoir : prévention, dépistage, relations avec les écoles ou les association, culture, forum emploi, lien avec la médecine de ville… Mais, au cours du mandat à venir, la quasi-totalité (95 %) des directrices et directeurs souhaitent entretenir des relations encore plus partenariales et collaboratives avec leur maire et se déclarent (96 %) prêts à aider leur maire pour améliorer l’accès des citoyens à des consultations médicales sur leur commune. « Des établissements de santé privés ouverts sur la cité, et prêts à l’être encore davantage grâce à une relation privilégiée avec leur maire, cette consultation révèle une dynamique très positive, qui devra prendre forme dès le lendemain du 22 mars ! », conclut Lamine Gharbi.

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