Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).
Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.
En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.
Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).
Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 28 janvier 2025
Le rôle de la commission de sécurité
Les autorités administratives, via des commissions, sont chargées de vérifier que les établissements recevant du public (ERP), dont font partie les institutions médico-sociales pour personnes âgées, sont en conformité avec les obligations liées à la sécurité. Afin de les aider dans leurs prises de décision, les commissions de sécurité effectuent des visites régulières de ces ERP pour vérifier que les règles de sécurité sont correctement appliquées et que les établissements respectent les obligations imposées par le Code de la construction et de l’habitation et le règlement de sécurité. Les commissions de sécurité sont composées de techniciens, d’experts et d’officiers sapeurs-pompiers titulaires du « brevet de prévention ». Elles instruisent les dossiers d’aménagement des établissements recevant du public, et se déplacent sur le terrain pour s’assurer que les mesures édictées par le Code de la construction et de l’habitation et le règlement de sécurité sont respectées. Les commissions sont chargées : d’examiner les projets de construction, d’extension, d’aménagement et de transformation des établissements ; de procéder aux visites de réception, prévues à l’article R. 123-45 du Code de la construction de l’habitation ; de procéder à des contrôles périodiques ou inopinés.
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Fiche pratique 2 décembre 2024
Faire vivre une plateforme d’accompagnement et de répit (PFR)
Les plateformes d’accompagnement et de répit (PFR) aux aidants de personnes âgées existent en France depuis une quinzaine d’années à la suite du plan Alzheimer 2008-2012. Elles visaient le public des aidants de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le plan « Maladies neurodégénératives » 2014-2019 a conduit à réviser le cahier des charges des PFR pour les ouvrir vers un public plus large, celui des aidants d’une personne âgée atteinte d’une maladie neurodégénérative (MND), qu’elle fréquente ou non l’accueil de jour auquel la plateforme est adossée, offrant ainsi un dispositif souple dans ses critères d’admission et ouvert sur l’extérieur. Le dispositif a été cependant à nouveau renforcé par la stratégie « Agir pour les aidants », lancée en octobre 2019. Le développement de l’offre de répit constitue d’ailleurs un des axes majeurs de cette stratégie. Ces plateformes d’accompagnement et de répit (PFR) s’ouvrent désormais aux proches de personnes en situation de handicap ou souffrant d’une maladie chronique invalidante. Le champ de leurs missions instauré par le cahier des charges publié en juin 2021 est par ailleurs élargi, pour prendre en compte les spécificités territoriales. Quel est le périmètre de ces structures qui se développent aujourd’hui, quels sont les moyens dont elles disposent et quel est leur fonctionnement et les prestations qu’elles offrent ?
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Fiche pratique 2 décembre 2024
Respecter les obligations de l’Ehpad privé en matière de représentants du personnel
Depuis les ordonnances Macron de 2017, le comité social et économique (CSE) est devenu la seule instance représentative du personnel en se substituant au comité d’entreprise (CE), aux délégués du personnel (DP) et au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il s’impose à toutes les entreprises occupant au moins 11 salariés. Si les directions et les gouvernances des Ehpad privés ont l’obligation d’appliquer les nouvelles règles du Code du travail, le CSE est une opportunité pour encourager un dialogue social de qualité où chaque partie prenante a sa place, au-delà de la mise en œuvre « a minima » recherchée pour la sécurisation juridique de la structure.
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Fiche pratique 2 décembre 2024
Mettre en œuvre le rapprochement des établissements sociaux et médico-sociaux publics
La loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a mis en avant la « logique de parcours » en lieu et place de la logique d’établissement que nous connaissions jusqu’alors. C’est particulièrement vrai dans le secteur médico-social pour personnes âgées qui met plus que jamais la personne âgée au cœur du dispositif en créant de nombreux outils dont la finalité est de faciliter le parcours de nos anciens (centre de ressources territorial, CPTS…). Pour les établissements publics, les pouvoirs publics ont souhaité approfondir la coopération entre établissement à travers deux outils : la direction commune qui est un dispositif statutaire qui permet la mise en commun d’une équipe de direction entre deux ou plusieurs établissements ; le groupement territorial social et médico-social créé par la loi n° 2024-317 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie qui vise à renforcer les coopérations entre structures du secteur public et qui instaure, dès 2025, l’obligation pour certains ESMS publics autonomes pour personnes âgées (dont les Ehpad) d’y adhérer.
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Fiche pratique 2 décembre 2024
Introduire le télétravail au sein de l’Ehpad public
C’est un fait marquant de ces dernières années : le télétravail se développe d’une manière importante. En France, en 2024, 36 % des actifs télétravaillent régulièrement ou occasionnellement, moins qu’au cœur de la pandémie de Covid-19 (41 % en 2020), mais davantage qu’en 2017 (25 %). Le manque d’attractivité des métiers du secteur médico-social, tout comme le déficit d’image obligent les établissements tels que les Ehpad à se saisir aujourd’hui de toutes les opportunités, et notamment celle du télétravail, afin d’améliorer le recrutement, de fidéliser les talents ou de gagner en efficacité. Si certaines activités ne sont pas télétravaillables (celles autour du soin, mais aussi la cuisine ou la lingerie), d’autres offrent des opportunités (psychologue, diététicien, emplois administratifs et de direction…). Le télétravail est aussi l’occasion pour l’établissement : en termes de QVT : de permettre la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée du personnel et de diminuer la fatigue issue des trajets domicile-travail ; en termes de RSE : de diminuer les émissions de gaz carbonique en réduisant le nombre de kilomètres parcourus pas les agents… À l’aune de la QVT et de la RSE, il s’agira de favoriser l’insertion ou le maintien dans l’emploi de personnes qui présentent des problématiques sociales ou de santé. Dans cet environnement nouveau, l’introduction du télétravail au sein des Ehpad devient un gage d’attractivité.
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Fiche pratique 2 décembre 2024
Lutter contre le harcèlement et la discrimination au travail dans les Ehpad publics
La fonction publique n’est pas épargnée par le harcèlement et la discrimination. Dans la fonction publique hospitalière, 27 % des agents disent en avoir été victimes. Ce chiffre élevé s’explique par plusieurs facteurs : 44 % des salariés déclarent ne pas être bien informés sur le harcèlement au travail (baromètre Qualisocial et Ipsos de 2022) pointant un véritable manque de sensibilisation. L’enquête révèle aussi que sept entreprises sur huit n’ont tout simplement pas mis en œuvre les dispositifs de signalement de violence, de discrimination, de harcèlement et d’agissements sexistes dans chaque administration, obligatoires depuis le 1er mai 2020. Concrètement, qu’est-ce que le harcèlement ? Quels sont ses impacts et comment le prévenir ?
