Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).
Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.
En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.
Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).
Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 31 mars 2026
Mettre en œuvre une démarche globale de retour d’expérience (Retex) avec vos équipes en Ehpad
En établissement de santé comme en établissement médico-social, le retour d’expérience (Retex) joue un rôle fondamental pour renforcer la qualité des soins et la sécurité des patients ou des personnes accompagnées. C’est une démarche essentielle dans un secteur dans lequel les enjeux de sécurité, de gestion des risques et d’amélioration continue sont au cœur des pratiques. Il s’agit d’une démarche permettant d’analyser un événement, d’en tirer des enseignements et d’améliorer les pratiques futures qui repose sur une approche collective et vise à identifier aussi bien les points d’amélioration que les bonnes pratiques à conserver. Dans nos Ehpad, le Retex contribue à renforcer la culture de sécurité et à optimiser les processus de prise en charge.
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Fiche pratique 31 mars 2026
Les Ehpad et les structures régionales d’appui à la qualité des soins et à la sécurité des patients (SRA)
L’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie constitue une priorité des politiques publiques de santé et du médico-social. Les Ehpad accueillent aujourd’hui des résidents présentant des situations de plus en plus complexes, caractérisées par la coexistence de pathologies chroniques, de troubles cognitifs, de fragilités sociales et de risques accrus de ruptures de parcours. Dans ce contexte, la qualité des soins et la gestion des risques sanitaires sont des objectifs affirmés par les pouvoirs publics, notamment à travers les réformes successives du système de santé. Dans ce cadre, la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a confié aux agences régionales de santé (ARS) le soin « d’organiser l’observation de la santé dans la région, en s’appuyant, en tant que de besoin, sur les observatoires régionaux de la santé, ainsi que la veille sanitaire, en particulier le recueil, la transmission et le traitement des signalements d’événements sanitaires ». Les Ehpad ont donc obligation de signaler tout événement indésirable grave associé aux soins (EIGS) selon une procédure spécifique qui impliquera la structure régionale d’appui à la qualité des soins et à la sécurité des patients (SRA) missionnée par l’ARS pour accompagner les établissements et les professionnels dans l’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Quels sont les rôles, les missions et les apports des SRA en Ehpad, au regard du cadre réglementaire et des recommandations institutionnelles en vigueur ?
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Fiche pratique 31 mars 2026
S’assurer de la qualité des prestations et de la satisfaction des résidents en Ehpad dans le domaine de la restauration
Le temps des repas constitue un moment privilégié et essentiel de plaisir, de sociabilité et de convivialité, en particulier pour les personnes âgées fragiles résidant en établissement pour les personnes âgées dépendantes (Ehpad). Ainsi, notre alimentation répond non seulement à des besoins physiologiques, mais revêt aussi une grande importance en apportant à notre corps un plaisir essentiel à notre bien-être et à notre santé. Améliorer l’environnement des repas autant que les repas eux-mêmes, c’est participer au bien-être de nos aînés les plus fragiles ; c’est améliorer leur statut nutritionnel et ainsi retarder leur perte d’autonomie ; c’est aussi et surtout stimuler et rendre le plaisir de manger et le plaisir de vivre. Cette démarche concerne l’ensemble des acteurs des établissements accueillant des personnes âgées dépendantes et n’est pas réservée à quelques-uns. Elle doit être collective et collaborative pour être efficace et avoir du sens, en mobilisant professionnels de santé, professionnels de restauration et administratifs Elle doit être une composante à part entière du projet d’établissement, en mettant les besoins et attentes des résidents au cœur de la réflexion.
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Fiche pratique 31 mars 2026
La loi et l’engagement politique pour la protection des personnes vulnérables : prévention et dispositifs juridiques
La protection des personnes vulnérables constitue un enjeu majeur des sociétés contemporaines. Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap peuvent se trouver dans des situations de dépendance (physique, psychologique ou économique). Cela les expose à des risques accrus d’abus, de négligence ou d’exploitation. Cette vulnérabilité est d’autant plus préoccupante qu’elle peut se manifester dans des contextes variés : au sein de la famille, dans les établissements d’accueil… La maltraitance envers les personnes vulnérables – personnes âgées, en situation de handicap ou de précarité – est une réalité préoccupante qui peut prendre différentes formes : violences physiques, psychologiques, financières ou liées à de la négligence. Elle se manifeste souvent par un abus de pouvoir, un défaut de soins, à domicile ou en institution. Ces actes portent gravement atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes vulnérables. La sensibilisation et le signalement sont essentiels pour briser le silence et protéger les victimes. En France, la prise de conscience progressive de ces risques a conduit à la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel destiné à protéger ces personnes. Le droit pénal réprime les abus commis à l’encontre de personnes vulnérables, tandis que le Code civil français prévoit des mesures de protection juridique des majeurs destinées à préserver leurs intérêts lorsque leurs facultés sont altérées. Cependant, la protection juridique ne suffit pas à elle seule. Les politiques publiques se sont progressivement orientées vers des dispositifs de prévention et de lutte contre la maltraitance, afin de garantir la dignité et les droits fondamentaux des personnes âgées et handicapées. La lutte contre la maltraitance fait l’objet d’un engagement résolu de l’administration en charge de l’action sociale.
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Fiche pratique 9 février 2026
Le plan bleu et le plan de gestion de crise et de continuité de l’activité en Ehpad
Les Ehpad, comme tous les établissements médico-sociaux, doivent se doter d’outils de gestion de crise. Ceux-ci doivent être élaborés collectivement, revisités régulièrement, être transmis aux différentes autorités de contrôle et être connus de l’ensemble du personnel. Pour l’essentiel, deux documents doivent être élaborés en Ehpad. D’une part, le plan de gestion de crise et de continuité de l’activité (PGCCA) qui garantit à l’ESSMS la continuité et la reprise de ses activités à la suite d’un sinistre ou d’un évènement perturbant gravement son fonctionnement normal, et d’autre part, le plan bleu qui détaille les modalités d’organisation et les mesures à déployer dans un établissement face à une situation exceptionnelle. Le plan bleu doit notamment définir : le rôle et les responsabilités de l’équipe de direction ; les procédures et actions qui prévalent en cas de crise : qui fait quoi ? ; le plan de continuité des activités (adaptation des plannings, rappel éventuel de personnels en congé…) ; le niveau des équipements et des stocks pour faire face à une crise de longue durée. Un arrêté publié au Journal officiel le 5 mars 2024, faisant suite du décret n° 2024-8 du 3 janvier 2024, précise que, pour les Ehpad, ce plan doit être inclus dans le projet d’établissement à partir du 1er janvier 2025 (CASF, art. D. 312-160).
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Fiche pratique 9 février 2026
Le régime de responsabilité financière des gestionnaires publics appliqué aux Ehpad publics
« La transformation de l’action publique est un impératif pour répondre aux transformations profondes qui traversent notre société et bouleversent les métiers et les moyens d’action publique : l’irruption du numérique, le développement des nouveaux usages collaboratifs, l’évolution des attentes des usagers vers plus de proximité, le développement et l’usage de l’intelligence artificielle, l’optimisation de l’utilisation des données de masses. » C’est le sens du programme « Action publique 2022 », lancé en octobre 2017 par les pouvoirs publics avec pour objectif de bâtir un nouveau modèle de conduite des politiques publiques. Il s’agissait notamment d’offrir aux agents publics un environnement de travail modernisé en les impliquant pleinement dans la définition et le suivi des transformations. En ce qui concerne les managers publics, dont l’implication et la responsabilisation sont déterminantes pour la réussite de la transformation publique – c’est particulièrement vrai dans les institutions médico-sociales pour personnes âgées –, ces derniers ne disposaient pas des leviers nécessaires à l’exercice de leurs missions : Le cadre de gestion budgétaire et comptable du secteur public ne leur donnait pas suffisamment de marges de manœuvre pour adapter leur action et être pleinement responsabilisés sur leurs résultats financiers. En tant qu’employeurs, leur capacité d’initiative et leur marge de manœuvre apparaissaient excessivement limitées. Ils n’étaient que faiblement intéressés par les résultats des réformes qu’ils leur incombaient de mettre en œuvre (intéressement aux économies réalisées, notamment). C’est ainsi qu’est apparue la nécessité de passer d’une culture de contrôle « a priori » à une logique de responsabilité « a posteriori », avec la mise en place d’un nouveau régime de responsabilité des ordonnateurs et des comptables publics, permettant de rendre la gestion publique plus efficiente. Cette réforme, mise en place par l’ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022, est entrée en vigueur le 1er janvier 2023. Cette mise en œuvre, depuis 2 ans, du nouveau régime de responsabilité financière des gestionnaires publics permet de commencer à prendre la mesure des motifs de mise en cause et des sanctions prononcées (voir retour sur la jurisprudence de la responsabilité des gestionnaires publics : ministère chargé du Budget et des comptes publics). On y découvre les premières poursuites engagées et la relative sévérité de certaines décisions rendues par la chambre du contentieux de la Cour des comptes. Les vingt arrêts rendus pourraient susciter un profond émoi chez les ordonnateurs mais ne touchent pas encore les directeurs d’Ehpad (une affaire hospitalière). Néanmoins, l’impossibilité, en l’état du droit, d’octroyer la protection fonctionnelle aux agents concernés peut inquiéter les directeurs d’établissements publics dans un climat général déjà tendu.
