Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).
Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.
En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.
Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).
Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 9 février 2026
Savoir accueillir des stagiaires et des nouveaux collaborateurs au sein d’un Ehpad
Le secteur médico-social et les Ehpad en particulier font face à des difficultés récurrentes de recrutement et à un taux de turn-over important parmi les personnels soignants, hôteliers et d’encadrement. Il est devenu très difficile de recruter, puis de fidéliser le personnel. De même, les personnes en écoles professionnelles délaissent en majorité nos structures, considérées comme insuffisamment attractives. La qualité du processus d’intégration des nouveaux salariés (et des stagiaires) constitue un levier majeur de fidélisation, de sécurisation des pratiques professionnelles, de maintien de la qualité de la prise en charge des résidents, de stabilité des équipes et de valorisation de l’image de l’établissement médico-social. Accueillir et intégrer dans de bonnes conditions une nouvelle recrue ou un nouveau stagiaire doit donc être considéré comme un outil stratégique. Les valeurs ajoutées d’une intégration réussie sont innombrables, on peut citer : motivation dans le travail favorisée, fidélisation du personnel (moins de turn-over), meilleure qualité du travail, meilleure cohésion des équipes… et renforcement de l’attractivité de l’établissement. L’accueil n’est pas un événement ponctuel : c’est un processus complet, humain et structuré.
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Fiche pratique 9 février 2026
Mettre en place une démarche de promotion de la bientraitance au sein d’un Ehpad
Le concept de bientraitance est né dans le domaine de l’enfance en réaction aux nombreux cas de maltraitance familiale constatés dans les crèches et les établissements accueillant des enfants. Il s’est ensuite étendu aux domaines médicaux, sanitaires et médico-sociaux (notamment au sein des Ehpad) en 2005-2006, et a été officiellement pris en compte par les pouvoirs publics en 2010-2011. L’objectif principal de cette démarche était d’améliorer de manière qualitative et quantitative les services et les soins fournis aux personnes en prenant en compte leurs valeurs, leurs droits et leurs libertés. Plusieurs guides et recommandations de bonnes pratiques ont été publiés ces dernières années, faisant évoluer sensiblement le concept. En 2008, l’Anesm indique dans le document La bientraitance : définition et repères pour la mise en œuvre que la bientraitance est « une démarche collective pour identifier l’accompagnement le meilleur possible pour l’usager, dans le respect de ses choix et dans l’adaptation la plus juste à ses besoins ». D’autres publications sont parues sur le thème de la bientraitance jusqu’en 2024, où la HAS définit la bientraitance comme « une culture inspirant les actions individuelles et les relations collectives au sein d’un établissement ou d’un service. Elle vise à promouvoir le bien-être de l’usager en gardant présent à l’esprit le risque de maltraitance » (« Bientraitance et gestion des signaux de maltraitance en établissement »). La bientraitance constitue aujourd’hui une dimension majeure de la démarche d’amélioration continue de la qualité. Elle ne se limite pas à la lutte contre la maltraitance. Il s’agit d’une démarche globale visant à promouvoir le respect des droits et libertés des résidents, leur écoute et la prise en compte de leurs besoins dès l’accueil de ceux-ci dans l’établissement et tout au long de leur séjour.
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Fiche pratique 9 février 2026
Connaître et maîtriser le rôle des instances en Ehpad
Les établissements médico-sociaux, et notamment les Ehpad, ont pour mission d’accueillir des personnes en situation de dépendance, ce qui implique une responsabilité importante en matière d’accompagnement, de bientraitance et de sécurité. Pour garantir la qualité des prestations et la participation de tous les acteurs, plusieurs instances structurent la gouvernance de l’établissement. Ces instances s’appuient notamment sur les textes suivants : le Code de l’action sociale et des familles (CASF) qui fixe les droits des usagers et les obligations des gestionnaires ; le Code du travail ou le Code général de la fonction publique, notamment pour les instances représentatives du personnel ; les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), notamment depuis la réforme de l’évaluation de 2022 qui met en place une démarche d’amélioration continue de la qualité dans le secteur médico-social ; les contrats et régulations des autorités de tarification (CPOM, ARS, départements). Ces instances constituent le socle du fonctionnement interne : elles organisent le dialogue, la concertation, la démocratie en santé, le pilotage stratégique ainsi que la qualité et la gestion des risques. Elles permettent d’assurer la transparence dans la gestion stratégique de l’établissement, la participation des résidents, le dialogue social, la maîtrise de la qualité, la coordination entre professionnels et la cohérence du projet d’établissement.
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Fiche pratique 9 février 2026
Les mesures de protection des majeurs en France : de la tutelle à l’habilitation familiale
Aujourd’hui, la France compte environ 1 million de majeurs protégés, c’est-à-dire sous une forme de protection juridique. En effet, certaines personnes majeures ont des difficultés pour gérer seules leurs affaires personnelles, qu’elles soient administratives ou financières. Cette incapacité peut être temporaire, durable, liée à l’âge, à un handicap ou à une altération de leurs facultés physiques et/ou cognitives. Le droit français prévoit alors des mesures de protection juridique, adaptées au degré d’autonomie de la personne. Le Code civil vient définir l’ensemble dans son article 425 et donner les contours des mesures de protection : « Toute personne dans l’impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts en raison d’une altération, médicalement constatée, soit de ses facultés mentales, soit de ses facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté peut bénéficier d’une mesure de protection juridique […]. » Ces mesures protègent les majeurs dits vulnérables, afin de garantir le respect de leurs droits et de leurs intérêts, sans pour autant les priver inutilement de leur capacité juridique. Dans un contexte où on observe une tendance à la hausse des personnes faisant l’objet d’une mesure de protection en France, à domicile ou en établissement, il convient de clarifier quelles sont ces mesures de protection et quelles sont les missions des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.
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Fiche pratique 28 novembre 2025
L’hébergement temporaire d’urgence en Ehpad en sortie d’hospitalisation
Les personnes âgées de 60 ans et plus sont au nombre de 15 millions aujourd’hui. Elles seront 20 millions en 2030 et près de 24 millions en 2060. Le nombre des plus de 85 ans passera de 1,4 million aujourd’hui à 5 millions en 2060. Face à ce constat, une réponse globale et décloisonnée de l’accompagnement des personnes âgées doit être apportée afin de mieux tenir compte et fluidifier les parcours de celles-ci entre les structures sanitaires, médico-sociales et les soins en ambulatoire, en favorisant le retour au domicile. Aujourd’hui, la sortie du séjour de médecine-chirurgie-obstétrique (MCO) se fait pour 71 % par un retour au domicile au sens large (domicile proprement dit, Ehpad). La part importante des personnes âgées parmi les personnes hospitalisées ainsi que les effets délétères des hospitalisations sur la perte d’autonomie et la capacité à se maintenir chez soi nécessitent une réponse adaptée dans le cadre de la logique de parcours que nous connaissons aujourd’hui. Les pouvoirs publics ont donc mis en place un nouveau dispositif : l’hébergement temporaire d’urgence en sortie d’hospitalisation [HT-SH], qui permet aux personnes âgées d’intégrer temporairement un Ehpad après une hospitalisation ou en cas de défaillance soudaine d’un aidant. L’objectif de cette solution, prise en charge à 100 %, est de proposer un cadre sécurisé pour préparer un retour à domicile dans de bonnes conditions.
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Fiche pratique 28 novembre 2025
La fin de vie en Ehpad
La fin de vie est une notion complexe et floue, car il n’existe pas de définition universellement acceptée. C’est une période dont la durée peut être difficile à évaluer avec précision. Pour les familles et les proches, la fin de vie est souvent perçue comme les derniers instants précédant le décès. Les professionnels du soin et de l’accompagnement, quant à eux, peuvent envisager cette période sur une échelle de plusieurs mois, prenant en compte les signes d’aggravation progressive de l’état de santé. D’après le Code de la santé publique, la fin de vie correspond aux derniers moments précédant le décès d’une personne « en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable quelle qu’en soit la cause ». Au-delà de la complexité et du flou de la notion, l’accompagnement de la fin de vie en Ehpad revêt une importance fondamentale, tant pour la personne âgée que pour les proches. Un personnel soignant formé aux soins palliatifs est un avantage non négligeable pour soulager les personnes âgées en souffrance.
