Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).
Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.
En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.
Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).
Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 2 septembre 2025
Le recueil, l’analyse et le traitement des événements indésirables en Ehpad
Le recueil, l’analyse et le traitement des événements indésirables sont des étapes cruciales pour assurer une amélioration continue de la qualité des services médicaux et sociaux et notamment des Ehpad. L’ensemble de la démarche offre une opportunité précieuse d’apprentissage et d’amélioration des pratiques. En mettant en place un plan d’actions et en assurant un suivi rigoureux, les professionnels des Ehpad s’engagent dans une démarche proactive visant à minimiser les risques et à garantir la sécurité des personnes accompagnées. L’analyse des événements indésirables ne se limite pas à la résolution des problèmes, mais constitue une véritable opportunité d’évolution et d’optimisation des pratiques, contribuant ainsi à une culture de sécurité dynamique et à une prestation de soins de haute qualité. Enfin, la communication transparente des résultats d’analyse, des actions entreprises, et des progrès accomplis renforce la confiance des parties prenantes et stimule l’engagement de l’ensemble des acteurs impliqués.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Élaborer un plan d’actions qualité au sein des ESSMS
Depuis la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et la transformation du système de santé (OTSS), l’évaluation des actions des établissements et services sociaux et médico-sociaux (et notamment les Ehpad) dans le cadre de leur démarche qualité s’est profondément transformée. Les pouvoirs publics ont impulsé une nouvelle dynamique visant à renouveler, rationaliser et uniformiser l’ensemble de la démarche. On parle aujourd’hui d’une « démarche d’amélioration continue de la qualité » commune à l’ensemble du secteur médico-social. La démarche d’amélioration continue de la qualité est devenue un outil de management, une dynamique de progression qui vise la satisfaction globale de l’ensemble des parties prenantes (résidents, familles, salariés, partenaires…). Elle permet de délivrer un service conforme à la mission de l’établissement par la maîtrise du service rendu et son amélioration continue. Si l’évaluation de l’établissement est effectuée tous les 5 ans par un organisme évaluateur accrédité par le Cofrac, sur la base d’un référentiel commun à tous les établissements et services, les auto-évaluations régulières de l’établissement et les plans d’actions correctives qui en résultent permettent à la gouvernance d’inscrire la qualité dans la stratégie de celui-ci. Dans ce cadre, le plan d’actions correctives est un outil stratégique essentiel pour la gouvernance et la performance opérationnelle dans le secteur médico-social. Ce document formalisé joue le rôle de pont entre la conceptualisation des objectifs et leur concrétisation pratique au sein de la structure. Il offre aux responsables, ainsi qu’à l’ensemble des professionnels de l’établissement, une vision claire et exhaustive des activités à mener. Il constitue un cadre structurant qui assure une cohérence entre les ambitions de l’organisation et les actions entreprises sur le terrain.
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Fiche pratique 26 mai 2025
La mesure de la satisfaction des usagers au sein d’un Ehpad
20 ans après la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, la place de l’usager au sein des prises en charge sociales et médico-sociales ne cesse de se réaffirmer et reste un enjeu majeur. Les établissements médico-sociaux pour personnes âgées tels que les Ehpad sont, bien entendu, très concernés par ce nouveau contexte. L’enjeu est visible au niveau de la mise en place d’instances représentatives, des documents obligatoires demandés aux établissements et du nouveau référentiel HAS qui place l’usager au centre de l’évaluation de la qualité des structures. Pour soutenir la participation des personnes et améliorer la qualité de l’accompagnement, de nombreux ESSMS ont mis en œuvre des méthodes et des outils d’évaluation de la satisfaction des usagers au sein de leur structure. Mesurer la satisfaction n’est pourtant pas une chose aisée. La satisfaction est en effet une notion complexe qui recouvre au moins deux réalités : la qualité attendue par l’usager vis-à-vis d’un service ; la qualité perçue lorsque le service est rendu.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Traiter les réclamations des résidents et des familles dans les ESSMS
Qu’il s’agisse du secteur sanitaire, social et médico-social, la gestion des plaintes et des réclamations fait partie intégrante des droits des personnes accompagnées en établissement. Il s’agit d’ailleurs d’une exigence de la Haute Autorité de santé, pour le secteur médico-social, au travers du référentiel d’évaluation de la qualité issu de la démarche d’amélioration continue de la qualité qui trouve son origine dans la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. Au-delà des contraintes réglementaires, il s’agit surtout de prendre en compte l’insatisfaction pour que les demandes soient entendues, respectées et comprises. L’intérêt est aussi de désamorcer la situation et de limiter l’escalade qui pourrait impacter la notoriété de l’établissement. La démarche s’inscrit comme un axe d’amélioration de la qualité permettant : de placer la personne au centre des préoccupations en étant à l’écoute ; de partager les réclamations avec les professionnels et l’équipe d’encadrement pour trouver des solutions collectives ; d’améliorer l’organisation et les prestations en ayant une connaissance de l’expérience usager plus fine.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Les sources de financement des Ehpad
En 2023, 66 % des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) étaient déficitaires, contre 27 % en 2020. La situation de ces établissements s’est, en effet, fortement dégradée depuis 2021 avec une proportion d’Ehpad déficitaires en augmentation et une ampleur des déficits qui s’est aggravée. Des difficultés financières « inédites » constatées par un rapport du Sénat publié le 25 septembre 2024. Une combinaison de causes conjoncturelles et structurelles peut expliquer cette situation : les tensions sur le recrutement des personnels, des difficultés de fidélisation et un absentéisme élevé qui ont une incidence sur les capacités et donc sur le niveau d’activité des établissements ; une perte de confiance du public consécutive à la crise du Covid-19 et du « scandale Orpea » ; l’« effet ciseaux » entre la forte inflation des coûts (énergie, alimentation, hygiène) et la moindre évolution des tarifs. Parmi les causes de ces déficits structurels, sont également évoqués « une organisation du financement dépassée » avec la séparation en trois sections tarifaires (soins, hébergement, dépendance), source de complexités et de coûts de moins en moins justifiés, et des aides publiques insuffisantes. Ces problématiques importantes nous amènent à nous interroger sur les sources de financement très diverses des Ehpad.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Le plan d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des ESSMS
Depuis décembre 2020, les employeurs publics ont l’obligation de mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel sur l’égalité professionnelle. Les établissements hospitaliers comme les établissements sociaux et médico-sociaux (et notamment les Ehpad) sont concernés par cette obligation. Les plans d’action doivent contenir des mesures pour : s’attaquer aux écarts de rémunération entre femmes et hommes ; garantir aux femmes et aux hommes l’égal accès à tous les postes ; favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle ; prévenir et traiter les discriminations, les violences, le harcèlement moral ou sexuel et les agissements sexistes. L’élaboration d’un plan d’action pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans les Ehpad s’inscrit dans la politique générale des ressources humaines de l’établissement. Il est en lien avec le projet social d’établissement et contribue notamment à l’amélioration de la qualité de vie au travail des agents. Il est à noter que ce secteur, où la prédominance féminine est flagrante, est souvent le théâtre d’inégalités subtiles mais persistantes. Confronté à des défis spécifiques, l’Ehpad doit adopter une approche méthodique et consciencieuse pour promouvoir l’égalité des sexes.
