Directrice adjointe du centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand, chargée du site de Louise Michel
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Lucila Modebelu est autrice et coordinatrice du fonds documentaire Gérer le personnel hospitalier chez Weka depuis 2021.
Diplômée de l’université de Rennes 1 (master 2 droit de la santé) et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), elle est directrice d’hôpital depuis 2020.
Son expérience dans le secteur associatif (ancienne présidente de l’association des jeunes agents publics, FP21) l’a amenée à intervenir dans diverses composantes du secteur public, au-delà du secteur de la santé.
Elle exerce depuis 2023 au sein du centre hospitalier universitaire (CHU) de Clermont-Ferrand en tant que directrice adjointe chargée du site de Louise Michel dont l’activité médicale est essentiellement dédiée à la médecine physique et de réadaptation, aux soins médicaux et de réadaptation et à la gériatrie.
Publications récentes
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Fiche pratique 9 septembre 2025
Management en santé : développer l’intelligence émotionnelle et renforcer les relations interprofessionnelles
Depuis la crise sanitaire de 2020, l’intelligence émotionnelle s’impose comme un levier incontournable dans le management des établissements de santé. Face aux défis humains (épuisement professionnel, pénurie de personnel, relations tendues), les compétences émotionnelles des managers et soignants déterminent la capacité des organisations à maintenir la qualité des soins tout en préservant le bien-être des équipes. Les recherches récentes démontrent qu’un niveau élevé d’intelligence émotionnelle chez les leaders de santé se traduit par des équipes plus soudées, une meilleure gestion des crises et une amélioration mesurable de la sécurité des patients. Cette transformation fait évoluer l’approche traditionnelle du management hospitalier, plaçant l’humain et ses émotions au centre des stratégies organisationnelles.
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Fiche pratique 9 septembre 2025
Management en santé : piloter efficacement les équipes
L’année 2025 présente des évolutions significatives pour le pilotage des équipes dans le secteur sanitaire et médico-social. Les mégatendances identifiées par le cabinet de conseil Deloitte Italia convergent vers une évolution des pratiques managériales : généralisation du travail hybride, intégration massive de l’intelligence artificielle dans la supervision clinique et émergence de nouvelles attentes psychosociales des générations Z et Y. Ces évolutions s’accompagnent d’une pression réglementaire accrue sur la responsabilité sociétale des établissements et d’un impératif de sécurité psychologique, désormais reconnu par la Harvard Business Review comme levier de performance collective. Dans ce contexte, le pilotage des équipes dépasse la simple coordination pour intégrer un ensemble complexe associant les data au management, leadership inclusif et gouvernance agile. Les managers doivent coordonner ces dimensions technologiques et humaines tout en répondant aux exigences de qualité des soins, d’efficience organisationnelle et d’attractivité professionnelle.
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Fiche pratique 9 septembre 2025
L’application du principe de laïcité dans la fonction publique hospitalière
Un rapport de la Fédération hospitalière de France (FHF), publié en juin 2015, indiquait que 30 % des établissements étaient régulièrement amenés à gérer des conflits avec des membres du personnel en lien avec la religion. Si l’Observatoire (national) de la laïcité a depuis publié un guide spécifique (en 2016), la proportion d’incidents n’a que peu diminué quelques années après l’enquête précitée. En cause, le respect des croyances par les soignants et l’institution, la non-prise en compte d’une alimentation adaptée, la pratique du culte ou encore le prosélytisme. Le directeur d’hôpital doit en premier lieu maîtriser le cadre légal et réglementaire relatif à l’obligation de neutralité des agents publics et au respect du principe de laïcité dans les établissements publics, pour ensuite encadrer la pratique religieuse au sein du centre hospitalier et trouver des solutions concrètes aux cas les plus courants… même si la laïcité est une valeur qui peine à rassembler.
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Fiche pratique 7 juillet 2025
La posture de leadership par le care du directeur d’établissement
Dans l’écosystème hospitalier contemporain, où les pressions budgétaires côtoient l’exigence croissante d’humanisation des soins, une nouvelle philosophie managériale voit le jour. Le leadership par le care dessine les contours d’une gouvernance où la sollicitude devient stratégie, où l’attention à autrui se mue en levier de performance. Cette approche, loin d’être une simple mode managériale, répond aux transformations profondes du secteur sanitaire français, marqué par la réforme « Ma santé 2022 » et les nouvelles attentes des professionnels quant à leur qualité de vie au travail. Le directeur d’établissement se trouve ainsi au carrefour de deux exigences apparemment contradictoires : maintenir l’excellence opérationnelle tout en cultivant un environnement de travail bienveillant qui honore la vulnérabilité humaine inhérente à l’univers hospitalier.
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Fiche pratique 7 juillet 2025
Animer des réunions dans les établissements de santé à partir de l’intelligence collective
Dans un monde professionnel en perpétuelle accélération, les réunions traditionnelles montrent leurs limites face aux défis complexes d’aujourd’hui. Les nouvelles technologies rendent-elles nos réunions de travail plus efficaces ? Certains outils y contribuent, mais la majorité d’entre nous, qui animons ou assistons à des réunions, en sortons déçus. L’intelligence collective est essentielle dans les secteurs où la rapidité et l’efficacité de l’innovation sont critiques. Inspirées des méthodes agiles, ces nouvelles approches optimisent les temps de rencontre où les compétences ne s’additionnent pas, mais où elles se multiplient et favorisent la créativité et l’innovation.
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Fiche pratique 7 juillet 2025
L’ordre national des médecins
Le Code de déontologie médicale a été publié pour la première fois le 28 juin 1947, peu de temps après la création de l’Ordre national des médecins. Il represente les règles déontologiques et professionnelles minimales d'exercice dont se dote une profession règlementée (ici la profession médicale). Il est désormais codifié dans le Code de la santé publique aux articles R. 4127-1 et suivants. La mission principale de l’Ordre national des médecins relève de l’article L. 4121-2 du Code de la santé publique : « L’ordre des médecins […] [veille] au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine […], et à l’observation, par tous [ses] membres, des devoirs professionnels, ainsi que des règles édictées par le Code de déontologie prévu à l’article L. 4127-1. » Le Conseil de l’ordre a ainsi un rôle de garant de la déontologie des personnels médicaux mais aussi de représentation de la profession médicale. Dans un arrêt du 2 avril 1943 (CE, 2 avr. 1943, n° 72210, Bouguen, Lebon), le Conseil d’état reconnaît que les ordres professionnels contribuent à une mission de service public du fait de l’organisation et du contrôle de l’exercice de ces professions. L’ordre des médecins exerce plusieurs compétences : il joue un rôle moral et réglementaire (cf. étape 1), il veille à l’application du Code de déontologie (cf. étape 2) et assume un rôle juridictionnel (cf. étape 3). Cette fiche expose les conditions de mise en œuvre du Code de déontologie et le rôle juridictionnel du Conseil de l’ordre et de ses instances. Des règles et des procédures ordinales comparables ont été instaurées pour les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens.
