Marie-Christine Monfort

Marie-Christine Monfort

Marie-Christine Monfort

Ancienne cheffe du service crématoriums de la Métropole Européenne de Lille

Biographie professionnelle

De formation généraliste, Marie-Christine Monfort a consacré les vingt dernières années de sa carrière de cadre territorial au funéraire, en occupant successivement les postes de directeur de l’état civil et des cimetières de la ville de Lille, puis de chef du service crématoriums, chargée en outre de la supervision de la gestion du cimetière métropolitain à la Métropole Européenne de Lille.

Aujourd’hui retraitée, elle continue à intervenir dans son domaine de prédilection lors de formations (diplômantes et continues) et de conférences au cours desquelles elle partage ses connaissances juridiques appliquées au terrain.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Le métier d’agent de crématorium

    La sécularisation des funérailles a contribué à l’évolution du rôle de l’agent de crématorium puisque d’agent d’accueil formé à la manipulation des appareils de crémation, il est devenu la cheville ouvrière de l’hommage rendu au défunt. La cérémonie civile organisée au crématorium se substitue à la cérémonie religieuse et le maître de cérémonie endosse le rôle de l’officiant. L’évolution de l’expertise du poste a été utilement reconnue dans la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 et le décret n° 2012-608 du 30 avril 2012 qui ont mis en place dès le 1er janvier 2013 un diplôme de maître de cérémonie. Un enseignement théorique de 70 heures est désormais dispensé aux candidats, sanctionnés par un QCM en fin de session auquel il convient d’ajouter un stage en entreprise de 70 heures et un entretien avec un jury. Mais être agent de crématorium, c’est avant tout être un collaborateur polyvalent dont nous allons tenter de présenter la multiplicité des compétences.

    #agent du funéraire #crématorium
  • Fiche pratique

    Distinguer droit à concession et droit à sépulture

    Le CGCT distingue l’obligation pour la commune d’inhumer certaines personnes et la faculté pour la commune d’accorder des concessions dans son cimetière. La sépulture dans un cimetière communal est due : 1° aux personnes décédées sur le territoire de cette commune, quel que soit leur domicile ; 2° aux personnes domiciliées sur le territoire de cette commune, même si elles sont décédées dans une autre commune ; 3° aux personnes non domiciliées ni décédées dans cette commune mais qui ont droit à une sépulture de famille ; 4° aux Français établis hors de France n’ayant pas une sépulture de famille mais inscrits sur les listes électorales de cette commune. Les Français établis hors de France pouvant désormais choisir d’être inscrits sur une liste électorale en France ou sur une liste électorale consulaire à l’étranger, il a été nécessaire de compléter l’article L. 2223-3 du CGCT relatif aux conditions pour disposer d’un droit à inhumation dans le cimetière communal. Depuis le 1er janvier 2019, ces dernières bénéficient d’une plus grande souplesse d’interprétation puisque le dernier alinéa indique que conservent leur droit à inhumation les personnes remplissant les conditions pour être inscrites sur la liste électorale et cela même si elles n’y sont pas inscrites (rép. min. n° 7991, JO Sénat, 23 mai 2019).

    #concession funéraire
  • Fiche pratique

    Concessions funéraires : modalités d’occupation du domaine public

    Les concessions funéraires, même si elles drainent une charge émotionnelle forte, ne sont qu’une modalité particulière d’occupation du domaine public. Si, dans la gestion quotidienne des concessions, il est possible de le perdre de vue, ce point de repère est très important pour décider des possibilités d’attribution des concessions sur le territoire de la commune et pour gérer les édifices menaçant ruine ou en état d’abandon. Notre fiche vous donne les points de repère à connaître à cet égard, pour savoir gérer les concessions funéraires de leur création à leur reprise.

    #concession funéraire #domaine public
  • Fiche pratique

    Transférer un cimetière

    La translation d’un cimetière relève, comme sa création ou son agrandissement, de la compétence du conseil municipal (article L. 2223-1, alinéa 2, du CGCT). Cette opération consiste à déplacer les restes mortels présents dans un cimetière que l’on souhaite désaffecter vers un autre cimetière plus adapté. Elle entraîne la fermeture du cimetière existant et la création d’un nouveau cimetière (cf. fiche Créer ou agrandir un cimetière). Quelles sont les étapes à suivre pour transférer un cimetière d’un lieu à un autre ?

    #cimetière #transfert
  • Fiche pratique

    Les crémations administratives

    L’article 16-1-1 du Code civil dispose que le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence. Il va de soi que les restes mortels présents dans les concessions reprises, que ce soit parce qu’elles ne sont pas renouvelées ou parce qu’elles sont abandonnées, doivent être traités en conséquence. Par extension, il en va de même pour les éléments du corps humain – les pièces anatomiques d’origine humaine – produites par les facultés de médecine, les centres hospitaliers ou les laboratoires d’analyses. Leur élimination très réglementée par le Code de la Santé publique respecte une procédure spécifique que doivent connaître les gestionnaires de crématorium concernés.

    #agent et professionnel du funéraire #crémation #cendres
  • Fiche pratique

    Les déchets du cimetière

    Une bonne gestion du cimetière municipal passe par un turn-over organisé des emplacements concédés dès lors qu’ils sont parvenus à échéance ou repris en raison de leur état d’abandon. Ces exhumations administratives impliquent la réalisation d’une série d’opérations distinctes, à savoir un traitement digne des restes mortels (crémation ou ré-inhumation dans l’ossuaire) et l’évacuation des éléments matériels de la concession (le monument et le caveau, en vue de leur destruction ou de leur revente). En revanche, que faire des eaux qui envahissent parfois les caveaux ? Peut-on les rejeter à l’égout ? Comment éliminer les bois de cercueil, les restes de capiton et autres pièces textiles ? Que faire des objets retrouvés dans les sépultures, bijoux, prothèses ? D’autant qu’en application de l’article L. 541-2 du Code de l’environnement, c’est la commune qui doit prendre en charge l’élimination ou le recyclage de ces éléments. Les déchets des cimetières ne sont pas classés dans la catégorie des déchets dangereux puisque l’exhumation d’un défunt porteur d’une maladie contagieuse est interdite avant un délai d’un an. Pour autant, leur origine particulière fait que ce ne sont pas des déchets comme les autres…

    #monument historique #gestion et traitement des déchets

Ressources associées