Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
De formation généraliste, Marie-Christine Monfort a consacré les vingt dernières années de sa carrière de cadre territorial au funéraire, en occupant successivement les postes de directeur de l’état civil et des cimetières de la ville de Lille, puis de chef du service crématoriums, chargée en outre de la supervision de la gestion du cimetière métropolitain à la Métropole Européenne de Lille.
Aujourd’hui retraitée, elle continue à intervenir dans son domaine de prédilection lors de formations (diplômantes et continues) et de conférences au cours desquelles elle partage ses connaissances juridiques appliquées au terrain.
Publications récentes
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Fiche pratique
Accueillir le public dans les cimetières
Les cimetières, en tant que lieux d’accueil des sépultures, sont des équipements au sein desquels l’accueil doit être particulièrement soigné (cf. « Entretenir les cimetières »). En effet, les familles des défunts sont particulièrement sensibles à la qualité de leur entretien, de l’information et de l’orientation, et des services associés. Le deuil et ses mécanismes sont à l’origine de cette sensibilité (cf. « Accueillir les personnes endeuillées » et « Comprendre le deuil »). Le respect de ces lieux est l’un des objets de la police des cimetières (cf. « La police des cimetières »). Mais la qualité de l’accueil dans ces équipements est aussi fonction de l’attention portée par le gestionnaire à plusieurs enjeux : les aménagements et l’accessibilité des lieux, l’organisation de la relation avec les visiteurs, et leur orientation.
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Fiche pratique
Enfants sans vie et maternité
Un enfant peut naître sans vie au moment de l’accouchement ou décéder in utero pendant la grossesse dans une maternité située dans un hôpital ou une clinique. L’équipe obstétricale puis la sage-femme accompagnent les parents confrontés à la mort de leur enfant dans un premier temps. Puis, dans un second temps, ils les informent des différentes démarches administratives qui sont à accomplir. Le lieu de décès, hôpital ou clinique, implique des propositions différentes quant au devenir du corps.
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Fiche pratique
Le caveau funéraire : pose et aspects juridiques
Le mode de sépulture a longtemps consisté, pour les plus modestes, en l’inhumation dans des fosses communes creusées parfois jusqu’à 10 m de profondeur autour des églises ou des hôpitaux où étaient déposés des milliers de cadavres. Ce n’est qu’avec le décret du 23 prairial de l’an XII que l’inhumation fut obligatoirement réalisée dans une fosse individuelle. On parlera désormais de tombe, fosse de terre ou caveau, dans lesquels sont déposés un ou plusieurs défunts , mais lors de différentes inhumations consécutives (superpositions). Les 2 seuls modes de funérailles autorisés par les textes aujourd’hui sont l’inhumation et la crémation. L’inhumation peut se réaliser en pleine terre ou dans une fosse de béton aménagée dans le sous-sol de la sépulture, le caveau. Les creusements en pleine terre limitent le nombre de défunts susceptibles d’être inhumés. Les fosses les plus profondes, creusées à 2,50 m, ne pourront accueillir que 3 cercueils superposés. Le caveau, structure rigide, permet l’aménagement d’un nombre supérieur de cases en toute sécurité.
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Fiche pratique
La compétence pour la création d’un crématorium
C’est l’article L. 2223-40 du CGCT qui confère la compétence pour la création et l’extension des crématoriums. Il s’agit d’une compétence facultative, c’est-à-dire que rien n’oblige les communes ou les EPCI à construire et exploiter un crématorium. Le représentant de l’État reste toutefois le seul à pouvoir in fine autoriser ce type de projets.
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Fiche pratique
Organiser la relation avec les professionnels du secteur funéraire
Comment organiser une relation avec les opérateurs privés du secteur funéraire, qui garantisse la prise en compte de leurs attentes et la bonne exécution du service extérieur des pompes funèbres ? La relation avec les professionnels de ce secteur présente des enjeux différents, en fonction de la qualité selon laquelle ils sont considérés : en tant qu’usagers des services municipaux, ceux-ci éprouvent des besoins spécifiques qui peuvent être différents des particuliers, dont il est utile de tenir compte en tant qu’opérateurs agréés du service extérieur des pompes funèbres, leurs activités doivent être surveillées par l’autorité de police des activités funéraires.
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Fiche pratique
Accueillir les personnes endeuillées
Comment accueillir les personnes endeuillées, en tenant compte de leurs besoins particuliers ? La personne en deuil, lorsqu’elle accomplit elle-même les démarches relatives au décès, cherche avant tout efficacité et clarté des réponses à ses demandes à l’occasion de son contact avec le service de l’état civil. Elle attend aussi le respect de sa douleur. Accueillir l’endeuillé avec compétence, c’est en premier lieu maîtriser la législation en matière de décès – voir les fiches du chapitre « Le décès en matière d’état civil » –, en deuxième lieu connaître et appliquer les techniques générales de la relation avec le public – voir notamment la fiche « Professionnaliser l’accueil de l’état civil », in L’état civil en pratique, Weka 21.283 –, et enfin avoir une connaissance minimale des mécanismes du deuil – voir la fiche Comprendre le deuil . Il n’est pas aisé de conduire un entretien avec une personne en état de grande souffrance. Pour garantir le respect dû à l’usager, et aussi pour se préserver lui-même, l’agent du service public doit connaître quelques techniques d’entretien, et se prémunir des erreurs les plus courantes.
