"Il est temps quun véritable contrat de confiance et non plus de défiance, permette de définir des solutions constructives, des efforts partagés, au service de lintérêt général et non plus de calculs manoeuvriers, dont la répétition ne peut conduire quà limpasse", écrit dans un communiqué l'Association des Régions de France (ARF), à très grande majorité à gauche.
Le chef de lEtat vient "de réitérer ses mises en cause et annonce une nouvelle fois, vouloir rencontrer les associations délus sur le thème des finances publiques", écrit l'ARF, estimant que "la théorie du bouc émissaire, de nouveau brandie à lencontre des collectivités locales, est un artifice commode de campagne, mais surtout un défi au bon sens".
"Sur le fond il sagit en réalité de préparer un nouveau mauvais coup pour les finances locales", affirme l'ARF.
Pour elle, le gouvernement a "transféré des charges peu ou pas compensées dans la durée", "sollicite sans cesse" les collectivités "pour lexercice de responsabilités pourtant nationales", "a mis en oeuvre une réforme fiscale qui les prive de toute marge de manoeuvre". "Et voilà que les dotations de lEtat, déjà gelées, seraient appelées à diminuer", poursuit-elle. "Le gouvernement scie volontairement la branche sur laquelle ses principaux projets reposent et, plus généralement 70% de linvestissement public".
"Il est très paradoxal quun Etat surendetté et affecté dun aussi lourd déficit budgétaire sen prenne ainsi aux territoires, dont la gestion est nécessairement équilibrée", estime l'ARF, prévenant qu'elle tiendra un "langage de vérité" lors de la rencontre Etat-collectivités annoncée par Nicolas Sarkozy.
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