Le code de la rue évolue : collectivités, faites-le savoir

Développement durable

Contresens et sas vélos, stationnement illicite… : de nouvelles règles, souvent méconnues, renforcent la sécurité des piétons et des vélos en ville. Le Cerema propose aux collectivités des fiches pédagogiques pour en informer les usagers.

Le Cerema (Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) met à disposition des collectivités des outils pédagogiques sur les évolutions majeures du Code de la route applicables en ville. Des documents qui expliquent de façon synthétique une dizaine de nouvelles règles*, afin d’informer les citoyens de ce « code de la rue » qui vise à améliorer la sécurité en ville, en protégeant mieux les piétons et les cyclistes.

Chaque situation existe en deux versions : un prospectus à imprimer (flyer A5 recto verso) et un recto seul qui peut être inséré dans un document numérique ou papier (bulletin municipal ou revue technique, par exemple).

Quelques exemples. Certaines rues sont à double sens pour les cyclistes et à sens unique pour les autres véhicules. Elles sont signalées par un panonceau « sauf vélo » ajouté sous le panneau de sens interdit. Ce contresens cycliste est en principe la règle générale dans certaines rues : zones 30, autres rues limitées à 30 km/h, aires piétonnes, zones de rencontre. La zone de rencontre est un espace de circulation, ouvert à tous les modes de déplacements, où les piétons sont prioritaires (sauf vis-à-vis des tramways) et peuvent marcher librement, y compris au milieu de la rue. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/h et il n’est possible de stationner qu’aux emplacements prévus. La délimitation entre la chaussée et les trottoirs est généralement discrète.

Sur les voies limitées à 50 km/h, les cyclistes peuvent désormais s’écarter du bord droit de la chaussée d’une distance nécessaire à leur sécurité, lorsque des véhicules y sont garés. En effet, l’ouverture inopinée d’une portière peut provoquer un accident grave, et la circulation des vélos est dangereuse pour les piétons qui traversent sans les voir ni les entendre arriver.

Par ailleurs, pour éviter de doubler les vélos en les rasant et en les déstabilisant, les automobilistes peuvent maintenant chevaucher, sans la franchir, une ligne continue pour dépasser un cycliste, à condition de pouvoir le faire sans danger : visibilité satisfaisante, déport suffisant pour respecter la distance minimum de sécurité (1 m en ville et 1,5 m en rase campagne), possibilité d’effectuer la manœuvre dans un temps bref et de se rabattre facilement.

Depuis juillet 2015, plusieurs infractions au stationnement sont passibles d’une amende de 135 euros, au lieu de 35 euros : stationnement ou arrêt (même pour 30 secondes, même à cheval) sur un trottoir, sur un passage piéton ou cinq mètres avant s’il n’y a pas de place matérialisée, ainsi que sur une bande ou sur une piste cyclables. Ces comportements sont en effet dangereux pour les personnes aveugles ou en fauteuil roulant, les enfants, les personnes âgées ou encore les cyclistes…

Un conducteur qui refuse le passage à un piéton qui s’engage de façon régulière dans la traversée d’une chaussée ou qui manifeste clairement son intention de le faire, encourt, lui aussi, une amende de 135 euros, plus un retrait de 4 points sur son permis. Avant de s’engager, les piétons doivent se positionner de façon visible au bord de la chaussée, dans une posture montrant qu’ils souhaitent traverser. Ils doivent aussi vérifier que les conditions de visibilité, la distance et la vitesse d’approche des véhicules leur permettent de traverser sans risque.

Marie Gasnier

 

* Source : « Le Code de la route évolue en faveur des piétons et des cyclistes ! », Cerema, 17 octobre 2017

Pour en savoir plus :« Mieux partager l’espace public : les règles évoluent ! », Cerema, Direction technique Territoires et villes, 30 mai 2017

Posté le par Marie Gasnier

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