Favoriser l’insertion des jeunes placés sous-main de justice

Jeunesse

L’État vient de signer un accord de partenariat avec l’Union nationale des missions locales pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes suivis par le ministère de la Justice.

Le ministère de la Justice, le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et l’Union nationale des Missions locales ont conforté leur engagement en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes sous-main de justice, en signant, mi-mars, un nouvel accord de partenariat pour les trois prochaines années. C’est le délégué ministériel aux missions locales, Jean-Marc Seijo-Lopez, qui en assurera l’animation et le pilotage pour le compte de l’État.

Les jeunes sous-main de justice rencontrent souvent d’importantes difficultés dans leur parcours de formation et d’insertion. Leur niveau de qualification est faible et ils peinent à définir un projet professionnel adapté, ce qui les éloigne de l’emploi. « Or, l’accès à l’emploi constitue un facteur clé de la sortie des parcours de délinquance. En ce sens, accompagner ces jeunes vers l’emploi contribue à lutter contre la récidive », expliquent les signataires de l’accord.

« Pour répondre à cet enjeu », l’accord de partenariat pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes suivis par le ministère de la Justice doit permettre de :

  • Nouer et consolider des partenariats avec des acteurs multiples- entreprises, centres de formation, acteurs de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), acteurs de probation et d’insertion de l’administration pénitentiaire…,  mettre en œuvre des dispositifs pour accompagner les jeunes qu’ils soient détenus ou suivis en milieu ouvert vers l’insertion professionnelle, y compris pendant leur incarcération et à leur sortie, les former, notamment grâce à la Garantie Jeunes ;
  • Donner un cadre lisible, partout en France, à cette coopération entre le ministère de la Justice, le ministère du Travail et le réseau des missions locales. Le délégué ministériel aux missions locales, nouvellement installé, sera le garant de cette dimension interministérielle.

Pour la première fois, le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue sociale va cofinancer 50 postes de conseillers justice au sein des missions locales. Ces conseillers pourront intervenir auprès des publics mineurs et majeurs sous-main de justice au sein des établissements pénitentiaires, mais aussi près de leurs lieux d’hébergement ou lieux de placement pour les plus jeunes, afin de mieux accompagner ces jeunes et éviter les sorties « sèches » de détention.

Posté le par Rédaction Weka

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