Au cours de l’année scolaire 2024-2025, 9,8 % des heures d’enseignement n’ont pas été assurées dans les établissements publics du second degré, dont 7,5 % en raison du non-remplacement des enseignants absents et 2,3 % du fait de la fermeture totale de l’établissement, révèle une note d’information de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale publiée fin avril 2026.
Les heures perdues dues aux absences non remplacées d’enseignants représentent la bagatelle de 15,4 millions d’heures d’enseignement ! Ces 7,5 % d’heures non assurées se décomposent comme suit :
- 4,3 % en raison du non-remplacement des enseignants absents pour raisons individuelles ;
- 1,9 % en raison du fonctionnement du système ;
- 1,3 % du fait de la formation continue des enseignants.
Les 2,3 % d’heures d’enseignement non assurées en raison de la fermeture totale de l’établissement, dont 2 % pour cause d’examens, représentent, quant à elles, 4,8 millions d’heures. Au total, toutes causes confondues, la proportion d’heures d’enseignement non assurées a augmenté de 0,7 % par rapport à l’année scolaire précédente. « Cette légère augmentation s’explique par une hausse de la fermeture des établissements en 2024-2025 », commente la DEPP.
Peu de différences selon les types d’établissement
Selon la note d’information, la proportion d’heures non assurées varie peu selon le type d’établissement. Elle s’établit à :
- 9,5 % en collège et en lycée professionnel (LP) ;
- 10,4 % en lycée d’enseignement général et technologique (LEGT) et lycée polyvalent (LPO).
À noter : au cours de l’année scolaire 2024-2025, près d’un établissement sur cinq (19 %) n’a connu aucun jour de fermeture. C’est deux fois moins qu’en 2023-2024, observe la DEPP. Les lycées généraux sont 28 % à être restés toujours ouverts, contre 34 % des lycées professionnels et 14 % des collèges.
Les collèges en éducation prioritaire perdent davantage d’heures
Les 10 % des établissements ayant le plus d’heures non assurées perdent plus de 15 % d’heures d’enseignement, tandis que les 10 % des établissements ayant le moins d’heures d’enseignement non assurées en perdent moins de 5 %. Il y a peu d’écart de temps d’enseignement non assuré entre établissements selon l’origine sociale des élèves accueillis, souligne la DEPP. Toutefois les collèges en éducation prioritaire perdent davantage d’heures d’enseignement (10 % contre 9 % pour les collèges hors éducation prioritaire).
