Éric Besson réunit un groupe de travail pour améliorer la couverture mobile du territoire

Administration

Le téléphone mobile n’est pas reçu de façon optimale sur tout le territoire. La quatrième génération (4G) sera l’opportunité d’améliorer la couverture des zones rurales et d’y pallier l’absence de fibre optique.

Malgré les programmes destinés à déployer le téléphone mobile partout en France, de 2003 et 2008, des « zones blanches » (celles où aucun opérateur n’est présent) demeurent. En particulier, dans les treize départements qui comportent des espaces montagneux, où près de 100 000 personnes ne reçoivent donc toujours pas les appels mobiles. Dans les zones urbaines ou périurbaines théoriquement couvertes, également, le mobile passe mal par endroits. En outre, la réception mobile dépend du contexte et du niveau de service considérés : téléphonie, qualité vocale, internet mobile, fluidité de navigation, utilisation à l’intérieur ou à l’extérieur d’un bâtiment ou d’un véhicule…

Éric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, vient de désigner un groupe de travail pour faire le point sur la couverture mobile du territoire. Outre les opérateurs, il réunira des parlementaires, des représentants des collectivités locales et de différentes administrations, ainsi que l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep). La nomination de ce groupe de travail intervient dans le cadre de l’examen de la proposition de loi sur l’aménagement numérique du territoire. Le groupe proposera des pistes d’amélioration, qui devraient notamment s’appuyer sur le rapport, remis par le sénateur Bruno Sido, il y a près d’un an, sur l’étendue de la couverture du territoire en téléphonie mobile et la transition vers les futures générations (3G et 4G).

Des études d’ingénierie précoces

Ce rapport préconisait la création de comités de pilotage — à l’échelon national et territorial — qui permettraient aux collectivités et aux opérateurs de se rencontrer en toute concertation. La téléphonie de quatrième génération (4G) nécessitera de poser de la fibre optique dans les pylônes émetteurs ; ces comités pourraient donc être intégrés dans les schémas directeurs d’aménagement numérique du territoire (SDTAN), en cours de constitution. En effet, la 4G sera un élément fondamental d’aménagement du territoire. Ce, d’autant plus qu’elle apportera le très haut débit — mobile — dans des espaces ruraux ou montagneux où la fibre optique ne sera pas installée, faute de rentabilité. L’étude de l’architecture de ce nouveau réseau et de l’implantation des antennes doit intervenir très tôt, afin d’éviter des coûts postérieurs d’ajustement du réseau.

 

Marie Gasnier

Pour aller plus loin : le rapport d’information n° 348 de Bruno Sido intitulé « 2G, 3G, 4G : vers une couverture optimale du territoire en téléphonie mobile »

 

Texte de référence : Loi n° 2009-1572 du 17 décembre 2009 relative à la lutte contre la fracture numérique (1)
 

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