Accueillir des touristes tout en préservant l’environnement

Développement durable

Qualité de l’environnement et préservation des espaces naturels contribuent à l’attractivité des sites touristiques. Des initiatives se développent vers une gestion durable et équilibrée du tourisme.

Émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements, artificialisation des sols, prélèvements d’eau potable, déchets, pressions sur le milieu naturel… Fondamental pour l’économie (41,4 milliards d’euros de recettes et plus d’un million de salariés en équivalent temps plein), le tourisme impacte l’environnement. Ayant pour but de préserver la qualité des territoires touristiques, le tourisme durable se développe : il prend en compte les impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, pour garantir la viabilité du tourisme à long terme. Le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer détaille ces initiatives dans un guide.

Ce sont les caractéristiques naturelles (qualité du paysage, climat) qui incitent les touristes à retourner en vacances au même endroit*. La plupart des territoires touristiques abritent des espaces protégés (Natura 2000, parcs nationaux, réserves naturelles…), source de revenus pour les communes. Ils attirent, en moyenne, un tiers de touristes de plus que la moyenne nationale. Afin de conserver leur attrait, les conservatoires du littoral et des espaces naturels acquièrent ces espaces remarquables afin d’y maîtriser la pression touristique.

Les hébergements touristiques s’engagent dans des chartes ou des démarches qualité : utilisation d’énergies renouvelables, isolation thermique, limitation de la consommation d’eau, réduction des emballages, prévention des nuisances sonores, limitation des transports motorisés, achats responsables, suppression des produits phytosanitaires… Certains, comme les gîtes Panda ou les Hôtels au naturel, sont situés dans les espaces naturels protégés ou à proximité : parc naturel régional, sites Natura 2000…

L’écolabel européen Service d’hébergement touristique distingue aujourd’hui 358 établissements et campings volontaires, qui prennent en considération le cycle de vie du service (achats, utilisation des installations, gestion des déchets).

Créé par l’État en 2002, le label Grand site de France regroupe des territoires très fréquentés par les touristes et possédant des paysages remarquables, engagés dans une démarche de sauvegarde de ces paysages. En 2017, la Baie de Somme a ainsi accueilli deux millions de visiteurs, soit 80 fois la population résidente des communes concernées et le Puy Mary (Cantal), 500 000 visiteurs, soit 235 fois la population résidente.

Le label Pavillon Bleu est décerné aux communes et aux ports de plaisance qui mènent une politique de développement touristique durable. Les plages doivent contrôler l’eau (assainissement des eaux usées, qualité des eaux de baignades…) et les déchets (poubelles de tri sélectif, propreté…). Les ports de plaisance doivent pratiquer le tri sélectif et respecter la gestion du milieu : absence de rejets directs d’eaux usées dans le port, récupération des eaux usées des bateaux… En 2016, il a été décerné à 400 plages, représentant 170 communes et 98 ports maritimes et fluviaux, situés principalement en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie.

En 2015, la France a accueilli plus de 84 millions de touristes. Le ministère des Affaires étrangères a fixé l’objectif de 100 millions de touristes par an d’ici 2020 pour que la France devienne leader mondial du tourisme.

Marie Gasnier

 

* Eurobaromètre sur les préférences des Européens en matière de tourisme de 2016

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