Les rythmes scolaires à Marseille : en pleine confusion !

Éducation

Face aux informations contradictoires qu’elles reçoivent de la part du rectorat et de la mairie au sujet des rythmes scolaires, des organisations de parents d’élèves marseillaises s’alarment vendredi de cette « situation confuse et délétère », dans une lettre ouverte au ministre de l’Éducation nationale.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« D’un côté, la Ville communique aux conseils d’écoles une organisation n’appliquant pas la réforme à la rentrée (fin de classe 16H30 – mercredi non travaillé) », expliquent plusieurs organisations de parents d’élèves dans leur courrier adressé à Benoît Hamon. « D’un autre, les services académiques communiquent aux enseignants la nouvelle organisation pour la rentrée correspondant à l’application de nouveaux horaires, conformes au projet présenté par la Ville en janvier dernier (fin de classe à 15H45 – mercredi travaillé) », poursuivent-elles. « Comment imaginer que la rentrée de septembre 2014 puisse se passer dans les meilleures conditions », compte tenu de ces « éléments contradictoires » ? s’interrogent-elles. « La seule réponse qu’ils reçoivent aujourd’hui de la part de la Ville de Marseille réduit les difficultés de mise en application à des questions financières enrobées d’arguments sans fondement, voire mensongers ! » s’insurgent les signataires. « Quant aux services de l’État, ils se disent soumis aux seules décisions municipales », ajoutent-ils.

Des informations contradictoires qui destabilisent la communauté éducative marseillaise

« Face à cette situation confuse et délétère », les organisations de parents d’élèves marseillaises, au premier rang desquelles l’Association de défense des écoles marseillaises (ADEM), demandent au ministre « de venir soutenir la communauté éducative et les mouvements mobilisés aujourd’hui à Marseille pour une réelle prise en compte des enfants dans les choix politiques de la Ville et des réformes portées par l’État ». Dans un communiqué publié mercredi, la Fédération des syndicats unitaire (FSU) des Bouches-du-Rhône accusait elle aussi la mairie de « prendre en otage le personnel municipal, les enseignants et les parents d’élèves », mettant en avant les mêmes contradictions.

Depuis quelques jours, la municipalité et le rectorat diffusent en effet des informations contradictoires au sujet de la réforme scolaire dans le premier degré. Dans un courrier adressé aux écoles le 26 mai, la mairie rappelait son opposition à la réforme des rythmes scolaires, réaffirmant le maintien de 4 jours de classe à la rentrée. Mardi, le recteur de l’académie d’Aix-Marseille soulignait dans un communiqué que la semaine de 4,5 jours avait « été arrêtée par l’inspecteur d’académie » et ce « sur proposition du maire » et que la mairie avait « jusqu’au 6 juin pour présenter au recteur son éventuel projet expérimental ».

« À 6 semaines de la sortie des classes », les parents, les enfants et les agents municipaux « ne savent toujours pas comment se déroulera la semaine scolaire à la rentrée », a souligné la FSU.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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