Rythmes scolaires dans le 1er degré : la colère gronde…

Éducation

Vincent Peillon a davantage dévoilé ses intentions sur la nouvelle semaine scolaire prévue pour la rentrée 2013. Élèves, enseignants, parents d’élèves, collectivités territoriales…, tous sont concernés par les aménagements proposés par le ministre. Pour autant, les annonces semblent ne pas satisfaire grand monde !

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

La réforme des rythmes scolaires était à l’ordre du jour de la deuxième journée de discussions du 16 octobre 2012 sur la refondation de l’école. À cette occasion, Vincent Peillon a précisé le nouveau cadre des rythmes scolaires dans le 1er degré :

  • des journées de classe de 5 heures le lundi, mardi, jeudi et vendredi ;
  • 3 heures de classe le mercredi matin ;
  • les devoirs seront faits à l’école et supervisés par les enseignants à hauteur de 30 minutes par jour (sauf le mercredi) ;
  • le service des enseignants devient donc 23 heures d’enseignement + 2 heures d’aide aux devoirs + 2 heures annualisées, soient 72 heures (sans que le contenu soit précisé) ;
  • les petites et les grandes vacances ne seront pas amputées, on reste à une année de 36 semaines de classe.

Après ces premières annonces, le ministre de l’Éducation nationale a rencontré les représentants des collectivités territoriales le 17 octobre 2012. Il leur a été confirmé que désormais la journée de classe se terminerait bien à 15h30 mais qu’une heure serait « donnée » aux enfants, soit 4 heures dans la semaine. Visiblement, 2 heures 30 seront à la charge de l’Éducation nationale et 1 heure 30 à la charge des collectivités. Ces dernières se disent rassurées car les élus « craignaient d’être largement appelés à financer, à construire beaucoup. Cela va coûter moins d’argent » que prévu.

Ayant annoncé que les enseignants du 1er degré « devraient » 2 heures par semaine, on est en droit de se demander qui devra gérer les 30 minutes restant « à la charge de l’Éducation nationale ». Clairement, les élus s’en sortent mieux que ce que laissait penser Vincent Peillon dans ses déclarations initiales sur ce dossier.

Syndicats enseignants et parents d’élèves ont réagi vivement à ces annonces. Ils dénoncent l’instauration de l’aide aux devoirs à l’école, épinglant au passage Vincent Peillon sur le fait que les devoirs écrits sont interdits depuis très longtemps… Le SE-Unsa estime que « garder les élèves en classe entière une demi-heure par jour ne permettra pas de répondre à l’objectif fixé de mieux faire réussir tous les élèves ». Du côté des enseignants, le syndicat dénonce « la double peine » pour les enseignants du primaire : à savoir 25 heures de cours en classe entière (au lieu des 24 actuellement), le tout en se déplaçant 36 jours de plus à l’école (le mercredi). C’est le même son de cloche au Snuipp-FSU qui, après avoir accueilli avec bienveillance le projet ministériel le 16 octobre, a estimé que les propositions étaient « inacceptables en l’état ».

Le ministre de l’Éducation nationale va-t-il tenir compte de ces désaccords ?

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