Rythmes scolaires : un nouveau texte « en complément » sous une dizaine de jours

Éducation

Benoît Hamon a annoncé jeudi qu’il publiera « sous une dizaine de jours » « un autre texte » en complément du décret de son prédécesseur sur la réforme des rythmes scolaires, dans un entretien aux journaux du groupe Ebra.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

Quatre mois et demi avant la généralisation de la semaine de 4,5 jours en primaire, le nouveau ministre de l’Éducation nationale a précisé que le décret de Vincent Peillon n’est pas caduc. « Mais nous publierons un autre texte sous une dizaine de jours, en complément. Il s’agira d’un assouplissement significatif qui permettra de tenir compte des expérimentations de qualité, qui poursuivent l’objectif de la réforme mais peinaient à s’inscrire dans le cadre du décret de janvier » 2013, a-t-il indiqué. « Le principe des 9 demi-journées sera maintenu mais je ne m’interdis rien. Les formules favorables à l’enfant primeront sur un cadre théorique trop strict. Je tends la main aux maires, en particulier ruraux, et à ceux qui rencontreraient des difficultés. Mon bureau est ouvert mais je tiens à avertir les élus qui, par pure provocation politique, comme M. Copé, affirment qu’ils refuseront d’appliquer la réforme [des rythmes scolaires], qu’ils se mettraient alors dans l’illégalité ».

Interrogé sur la priorité au primaire, qui tarde à être visible sur le terrain à travers des mesures comme la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, la refonte de l’éducation prioritaire et le dispositif « plus de maîtres que de classes », il a rétorqué : « je comprends la préoccupation légitime des enseignants et des parents, si souvent échaudés par des promesses non tenues. Moi, ministre de l’Éducation nationale, je serai le garant de la création de 60 000 postes au terme du quinquennat. Pour des raisons mécaniques liées au temps du recrutement et de la formation, il faudra attendre 2015 pour constater cette montée en puissance dans les classes ». Quand aux réserves de la Cour des comptes sur la pertinence des 60 000 créations de postes, il a fait valoir : « la Cour des comptes ne compte pas les inégalités sociales. Lincoln disait : Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. Si nous n’agissons pas, le chômage continuera d’augmenter et la perte de compétitivité s’accentuera ».

M. Hamon, également ministre de l’Enseignement supérieur et qui fait jeudi son premier déplacement en province, dans l’académie de Metz-Nancy, a indiqué qu’il n’était pas favorable à une hausse des frais d’inscriptions à l’université.

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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