Élection européenne: la Fegapei interpelle les candidats

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La Fegapei demande aux futurs élus européens de s’engager en faveur des services sociaux et médico-sociaux.

À la veille du scrutin du 25 mai, la Fegapei interpelle les candidats à l’élection européenne, auprès desquels elle a engagé une campagne de sensibilisation. Objectif : rappeler le rôle et les valeurs des acteurs médico-sociaux, notamment des associations gestionnaires au service des personnes handicapées et fragiles, mais aussi l’importance de préserver la qualité de leurs accompagnements, à travers la pérennité des ressources et des emplois.

La Fegapei invite les futurs députés européens à travailler à ses côtés, avec le réseau EASPD (Association européenne des prestataires de services pour personnes en situation de handicap), afin que « chaque personne avec un handicap, en France et dans l’Union européenne, ait le droit à des services de qualité, accessibles et pérennes ». Pour cela, la fédération formule une dizaine de recommandations qu’elle propose aux futurs membres du Parlement européen « de relayer et de défendre ».

Voici les recommandations de la Fegapei :

– Reconnaître la spécificité des gestionnaires et des prestataires de services sociaux et médico-sociaux à but non lucratif et promouvoir un environnement législatif, économique, social et politique favorable, qui leur permette de travailler sur un pied d’égalité avec les organisations à but lucratif et de préserver leurs valeurs de solidarité, de réciprocité et d’accessibilité.

– Veiller à ce que les services sociaux et médico-sociaux soient délivrés dans un cadre fondé sur les droits des personnes, en s’appuyant sur la législation existante, comme la Charte des droits fondamentaux, la Charte sociale européenne et la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

– Veiller à une bonne mise en œuvre de la législation de l’Union européenne au niveau national et examiner l’impact des nouvelles initiatives législatives, afin de s’assurer qu’elles ne nuisent pas aux services sociaux et médico-sociaux, dans le respect des principes de qualité, d’accessibilité, de pérennité et de coût adapté.

– Arrêter les actuelles coupes budgétaires effectuées en matière de financement des services sociaux et médico-sociaux et promouvoir une approche alternative basée sur la logique d’investissement social, sur la promotion d’une vision à long terme de la politique sociale, des dépenses, ainsi que des économies possibles.

– Assurer une participation équivalente des gestionnaires et prestataires de services à but non-lucratif à celle des prestataires à but lucratif à tous les mécanismes de financement et supprimer tous les obstacles les empêchant d’accéder aux financements locaux, régionaux, nationaux et européens. Promouvoir, par ailleurs, la collaboration et le partenariat de ces gestionnaires et prestataires entre eux.

– Soutenir l’investissement dans l’emploi et la formation du secteur, ainsi que l’engagement des services sociaux et médico-sociaux à but non-lucratif en tant que partenaires clés du dialogue social.

– Soutenir les organismes à but non lucratif dans la création d’emplois adaptés, évolutifs, reconnus et attractifs.

– Promouvoir la qualité des services, en soutenant la mise en œuvre du « Cadre européen volontaire de qualité pour les services sociaux ».

– Empêcher toute forme de sélection qui se ferait sur des critères de rentabilité ou de profils des publics accompagnés, au détriment de la qualité et du caractère universel des services qui seraient proposés.

 

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